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Manifestation contre la brutalité policière à Montréal

06/10/2012 10:44 EDT | Actualisé 06/12/2012 05:12 EST

Quelques centaines de personnes ont pris part à une manifestation contre la brutalité policière, samedi soir au centre-ville de Montréal.

La manifestation s'est ébranlée vers 21 h, de la Place Émilie-Gamelin, et selon le Service de police de la ville de Montréal (SPVM), elle a été déclarée illégale dès le début parce qu'aucun parcours n'a été fourni aux autorités policières. La manifestation était cependant tolérée.

Selon le sergent Laurent Gingras, du SPVM, la manifestation s'est déroulée dans l'ordre, bien que deux pièces pyrotechniques aient été lancées et des panneaux de signalisation de construction aient été jetés au sol.

Les policiers ont procédé à l'arrestation d'une personne qui aurait lancé une pièce pyrotechnique. Elle a toutefois été rapidement libérée après avoir reçu un constat d'infraction.

Selon le SPVM, la manifestation s'est terminée vers 23 h.

Crise étudiante

Une page Facebook consacrée à la manifestation, samedi, mentionne que le Commissaire à la déontologie policière a récemment annoncé que 46 pour cent de toutes les plaintes déposées durant le conflit étudiant ont été rejetées. La page invite ensuite les gens à manifester, le 6 octobre, en se rassemblant à la Place Émilie-Gamelin, à 20 h 30, contre le rejet des plaintes déontologiques.

« Nous appelons la population de Montréal à se lever et à prendre la rue avec nous contre la violence que nous avons subie, pour montrer au SPVM que la population de cette ville, les gens qui paient leurs salaires ne toléreront plus de tels abus d'autorité, ne se laisseront pas intimider par l'ombre de leurs matraques, ne permettront plus notre innocence, notre dignité et notre volonté être abusées par des hommes casqués portant des insignes. Nous ne tolérerons pas que la police fasse enquête sur elle-même. Nous ne tolérerons pas le fascisme. Joignez-nous, vêtu-e-s de noir, alors que nous affirmerons notre puissance, notre point de vue et notre volonté de justice », est-il mentionné sur la page Facebook.


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