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L'Iran demande la libération immédiate des Iraniens enlevés en Syrie

06/10/2012 04:59 EDT | Actualisé 05/12/2012 05:12 EST

Le ministre iranien des Affaires étrangères a réclamé la libération immédiate des dizaines d'Iraniens enlevés en Syrie depuis début août par des groupes armés, avertissant que ces groupes seraient tenus responsables de leur vie, a rapporté samedi l'agence officielle Irna.

"Les ravisseurs des pèlerins iraniens en Syrie ainsi que ceux qui les soutiennent sont responsables de leur vie", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, selon un communiqué du ministère.

"La République islamique d'Iran demande aux organisations internationales d'empêcher de tels actes et de tout faire pour obtenir la libération immédiate de tous les pèlerins et ressortissants iraniens", a-t-il ajouté.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a appelé son homologue turc, Ahmet Davutoglu, afin de "demander l'aide de la Turquie pour la libération des pèlerins iraniens", selon l'agence Fars.

Le chef de la diplomatie turc a promis l'aide de son pays. Plusieurs Iraniens enlevés par les rebelles en Syrie ont déjà été libérés avec l'aide d'Anakara ces derniers mois.

Les rebelles syriens ont menacé de tuer les otages iraniens à partir de samedi si l'armée syrienne ne se retirait pas de la zone de Ghouta orientale, dans la banlieue de Damas.

C'est la deuxième fois que les rebelles menacent de tuer leurs otages iraniens.

"Nous avons donné au régime 48 heures à compter d'hier (jeudi) pour se retirer totalement de la région de Ghouta orientale", a affirmé vendredi à l'AFP via internet un commandant du Conseil militaire révolutionnaire à Damas et sa province se présentant sous le nom d'Aboul Wafa.

"Nous avons également d'autres exigences militaires secrètes (...) si le régime n'y répond pas, nous commencerons alors à tuer les otages", a-t-il ajouté.

Le 5 août, les rebelles avaient diffusé sur internet une vidéo montrant des ressortissants iraniens enlevés à Damas, les accusant d'être membres des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime iranien.

L'Iran avait alors affirmé qu'il s'agissait de simples pèlerins avant d'affirmer qu'il y avait parmi eux des militaires à la "retraite" des Gardiens de la révolution.

A la mi-septembre, le chef des Gardiens de la révolution, le général Mohammad Ali Jafari, avait déclaré que des "conseillers" militaires de la force Qods, unité d'élite chargée des opérations extérieures, se trouvaient en Syrie pour des "conseils" mais que cela ne signifiait pas "une présence militaire" de l'Iran en Syrie.

De violents combats opposent depuis des mois les rebelles à l'armée dans la zone de la Ghouta orientale, abritant les unités les plus organisées de l'Armée syrienne libre (ASL), où les insurgés ont abattu vendredi un hélicoptère de l'armée, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

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