NOUVELLES

Washington se félicite de l'extradition prochaine d'Abou Hamza

05/10/2012 11:37 EDT | Actualisé 05/12/2012 05:12 EST

Le gouvernement américain s'est félicité vendredi de l'extradition prochaine de l'islamiste Abou Hamza et de quatre de ses coaccusés vers les Etats-Unis, qui les réclamaient à Londres pour des "activités liées au terrorisme".

"Nous sommes satisfaits que la procédure d'extradition dans ces affaires arrive à son terme", a déclaré à l'AFP Dean Boyd, porte-parole du ministère américain de la Justice, après le rejet par la Haute-Cour de justice de Londres d'un recours d'Abou Hamza et de quatre coaccusés.

M. Boyd a précisé "travailler avec les autorités britanniques sur les modalités pour transférer ces individus aux Etats-Unis où ils seront traduits en justice".

La Haute-Cour de justice de Londres a rejeté vendredi le recours introduit par l'islamiste Abou Hamza et quatre de ses coaccusés contre leur extradition vers les Etats-Unis. Leur extradition vers les Etats-Unis peut être exécutée immédiatement, a indiqué le tribunal de Londres.

Abou Hamza et ses quatre coaccusés --Khaled Al-Fawwaz, Babar Ahmad, Adel Abdul Bary et Syed Tahla Ahsan-- avaient introduit un recours de dernière minute auprès de la Haute-Cour la semaine dernière, après le feu vert de la Cour européenne des droits de l'homme à leur extradition.

M. Boyd n'a pas souhaité pour l'heure faire de commentaire sur le jour et les modalités relatives au transfèrement de ces hommes.

Abou Hamza, 54 ans, né en Egypte mais naturalisé britannique, se bat depuis huit ans contre cette procédure d'extradition.

Il est visé par onze chefs d'accusation. L'ancien imam est notamment accusé par Washington d'avoir pris part à l'enlèvement de seize touristes occidentaux au Yémen en 1998, dont quatre sont morts lors d'une opération militaire pour les libérer.

Il est aussi soupçonné d'avoir facilité la mise en place d'un camp d'entraînement aux Etats-Unis en 2000-2001 et d'avoir aidé à financer des candidats au "jihad" désireux de se rendre au Proche-Orient pour s'entraîner à commettre des attentats.

chv/mdm

PLUS:afp