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Syrie: les faits marquants du conflit vendredi

05/10/2012 11:47 EDT | Actualisé 05/12/2012 05:12 EST

Voici les faits marquants vendredi du conflit en Syrie, où les bastions rebelles sont de nouveau la cible de raids aériens et de l'artillerie des troupes du régime.

--VENDREDI 5 OCTOBRE--

- Dans la ville de Homs (centre), des renforts de l'armée encerclent le quartier de Khaldiyé soumis au plus intense bombardement qu'il ait connu en cinq mois, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui souligne qu'un avion de combat a bombardé le secteur pour la première fois. L'armée utilise des MiG sur Khaldiyé, au moment où l'armée tente de prendre d'assaut la vieille ville de Homs, bastion des insurgés (militants). Combats lors d'une tentative d'assaut par l'armée d'un autre quartier de Homs, Qoussour.

- Dans la province de Raqa (nord), des combats ont lieu dans la localité de Maadan et les forces du régime mènent des perquisitions et des arrestations dans la ville de Raqa. L'armée poursuit son pilonnage de bastions rebelles dans les provinces de Deir Ezzor (est), Deraa (sud), Idleb (nord-ouest), Damas, Hama (centre), Lattaquié (ouest) et Alep (nord).

- Dans la province de Damas, bombardement sur la localité de Zabadani, alors que l'armée tente de prendre le contrôle de Qoudsaya. Un hélicoptère de l'armée est abattu par les rebelles dans la banlieue est de Damas, selon l'OSDH.

- Des milliers de personnes hostiles au régime manifestent à travers la Syrie, appelant à envoyer des armes aux rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), composée de déserteurs et de civils ayant pris les armes.

- Un calme relatif règne à la frontière turco-syrienne dans le village d'Akçakale, où l'armée turque a nettement renforcé sa présence (photographe AFP). Après des tirs syriens d'obus mercredi à Akçakale (cinq morts civils), la Turquie a riposté par des tirs d'artillerie contre des positions de l'armée syrienne. Le Conseil de sécurité de l'ONU a publié jeudi soir une déclaration dénonçant le bombardement syrien contre le village turc et appelant les deux pays voisins à la retenue.

- Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan réitère sa mise en garde à la Syrie, affirmant que son voisin paierait "un prix élevé" en cas de nouvel incident. Il assure une nouvelle fois que son pays ne souhaite pas la guerre avec la Syrie mais qu'il n'hésitera pas à répondre à tout acte menaçant sa "sécurité nationale".

- Le chef du Conseil national syrien (CNS), la principale coalition de l'opposition, accuse le régime de Damas d'avoir voulu "exporter la crise syrienne" en bombardant un village frontalier turc.

Le CNS annonce par ailleurs avoir mené à leur terme des réformes pour élargir sa base. Ce CNS réformé, qui passe de 300 à 600 membres, se réunira à la mi-octobre à Doha.

acm/bc/feb

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