BIEN-ÊTRE

Sial 2012 : petit précis des nouvelles tendances alimentaires

05/10/2012 01:13 EDT | Actualisé 05/12/2012 05:12 EST

Bistronomie, locavore, foodista, etc., sont autant de mots - parfois barbares - nouvellement créés pour définir les tendances culinaires de ces dernières années. Décryptage avant le Salon international de l'alimentation (Sial), qui se tiendra du 21 au 25 octobre, à Paris Nord Villepinte.

Locavore : dans un contexte de sensibilisation au respect de l'environnement et à la réduction de l'empreinte carbone, le mouvement locavore favorise la consommation alimentaire produite dans un rayon géographique très restreint, limité à 160 km maximum. Pour être locavore, il faut aussi manger des produits de saison.

Foodista : il y avait la fashionista, voici maintenant la foodista. Avec la passion qu'elle génère ces dernières années, la cuisine ne pouvait se passer d'un mot désignant ses fervents adeptes. La foodista mange, respire et vit pour la cuisine, sept jours sur sept et 24h sur 24. Elle passe évidement derrière les fourneaux, mais elle arpente aussi les nouvelles adresses de restaurants et passe son temps sur les marchés pour approfondir, encore et toujours, sa culture culinaire.

Bowlangery : anglicisme qui s'amuse du mot français "boulangerie", la "bowlangery" correspond à la consommation de boulettes et de bouillon - bowl signifie "bol" en anglais -, à l'heure où la cuisine du monde, les soupes thaï et autres keftas ne sont plus des ovnis dans l'alimentation.

Chocoholic : le mot n'est pas le plus récent de cette sélection, mais il peut encore surprendre. Sur la même construction que le mot anglais "alcoholic", le terme "français" désigne ces gourmands qui ont une addiction pour le chocolat. Seule différence avec l'alcoolisme : il ne s'agit pas d'une maladie...

Bistronomie : c'est la contraction de "bistrot" et "gastronomie". La belle gastronomie française, dans un décor de bistrot, avec une carte et des prix plus abordables que dans les restaurants gastronomiques. Juré du concours de TF1 Masterchef, Yves Camdeborde, un ancien de la Tour d'Argent et de l'Hôtel Crillon, est un des maîtres de cet art, qui consiste à mettre le produit en valeur, bien plus que la blancheur immaculée d'une nappe ou un décor guindé.

Street Food : 2,5 milliards de personnes dans le monde seraient concernées par cette tendance alimentaire. Plutôt que de boucler le déjeuner en quelques minutes avec un jambon-beurre, les adeptes de la street food mangent des mets davantage élaborés, mais toujours sur le pouce. Ces produits raffinés doivent être facilement accessibles et très abordables pour mériter leur label "street food".

Fusion food : autre anglicisme. A l'heure où les gourmands n'ont plus peur de sortir des sentiers battus et déguster la cuisine venue d'ailleurs, ces derniers osent même goûter des plats qui mélangent différentes cultures culinaires. Le yuzu se marie au chocolat et les épices indiennes épousent la cuisine du Maghreb, par exemple.

Truck food : littéralement, la cuisine du camion. Rien à voir avec les baraques à frites du Nord et les camions à pizzas des sorties de métro. La "truck food" propose aux gourmands de se restaurer avec des mets raffinés, très élaborés, fournis par un camion itinérant. En France, c'est une américaine, originaire de Californie, qui a largement popularisé la tendance, en concoctant aux Parisiens des burgers haut-de-gamme. La Chef Kristin parcourt la capitale au volant de son "Camion qui fume".

Raw food : une tendance chère aux végétariens. Il s'agit de manger cru, sinon de limiter au maximum la cuisson des aliments. Un moyen de valoriser le produit brut.

Slow food : en réaction au fast-food, la "slow food" est un mouvement qui s'oppose à la standardisation du goût, et prône une consommation traditionnelle et locale. Les adeptes, qui sont aujourd'hui plusieurs milliers dans le monde à se revendiquer de ce mouvement, défendent fermement les traditions gastronomiques.