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L'INA s'associe au Festival du film de New York avec une série culte

05/10/2012 01:41 EDT | Actualisé 05/12/2012 05:12 EST

Pour la première fois, l'Institut national de l'audiovisuel (INA) français s'est associé cette année au prestigieux Festival du film de New York, avec la projection d'une série documentaire française culte, "Cinéastes de notre temps" ensuite devenue "Cinéma de notre temps".

Trente-et-un films sur la centaine que comporte la célèbre série télévisée de Janine Bazin et André Labarthe doivent être projetés durant la 50e édition du festival, qui dure jusqu'au 14 octobre. La plupart n'ont jamais auparavant été montrés hors de France.

Le premier, consacré à John Cassavetes, a fait salle comble mercredi soir au Lincoln Center.

La série, qui avait été diffusée de 1964 à 1972, avant d'être reprise en 1989 par Arte, dresse le portrait de cinéastes français et internationaux.

"C'était la première fois à la télévision français qu'on avait des portraits de cinéastes vivants et jeunes. Ils ont été filmés souvent dans leur lieu intime, dans leur maison, leur voiture. Il y a une liberté de ton assez exceptionnelle dans ces portraits", explique à l'AFP le PDG de l'INA Mathieu Gallet, venu à New York pour les projections.

Jean Renoir, Abel Ferrara, Martin Scorsese, Jean-Pierre Melville, mais aussi Luis Bunuel, George Cukor, Eric Rohmer ou Hou Hsiao-Hsien font partie des 31 portraits qui seront présentés à New York.

La série avait été présentée pour la première fois au printemps 2011 pour une rétrospective au centre Pompidou à Paris, et l'INA les avait pour l'occasion restaurés. Une demi-douzaine ont été sous-titrés.

Cette initiative new-yorkaise a permis à l'INA de réaffirmer sa volonté de se développer à l'international, "un relais de croissance", explique Mathieu Gallet.

Début juin, l'institut avait annoncé sa participation à un programme pour la sauvegarde des archives télévisuelles, radiophoniques et cinématographiques des Balkans occidentaux.

Et après 18 mois de négociations, il a également signé en juin une convention pour dix ans avec Cuba, pour numériser et commercialiser le fond des célèbres "noticieros", quelque 1.500 journaux d'actualité diffusés dans les cinémas de 1960 à 1990, et aujourd'hui classés par l'Unesco comme "mémoire du monde". "On numérise et on vend" avec un partage de territoires, souligne M. Gallet.

D'autres discussions sont également en cours avec la Russie.

"A la base, notre activité internationale était surtout liée à la sauvegarde de fonds en péril", explique encore M. Gallet: "Mais aujourd'hui, on cherche davantage à aller vers le +business+, et l'accord avec Cuba en est un bon exemple".

bd/mdm

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