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Le président yéménite accuse l'Iran de soutenir des séparatistes sudistes

05/10/2012 10:54 EDT | Actualisé 05/12/2012 05:12 EST

Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a accusé l'Iran de soutenir une faction du Mouvement sudiste qui cherche selon lui à obtenir, par les armes, une sécession du sud du pays, dans une déclaration publiée vendredi par le quotidien panarabe Al-Hayat.

"Dans le Sud, il y a deux mouvements: l'un pacifique et l'autre non pacifique. Ce dernier recourt aux armes, reçoit le soutien de l'Iran et oeuvre pour une sécession" du sud du Yémen, qui était un état souverain jusqu'en 1990, a déclaré M. Hadi.

Les relations entre le Yémen, à majorité sunnite, et l'Iran chiite ont été souvent empreintes de méfiance, Sanaa soupçonnant Téhéran de soutenir les rebelles zaïdites, une branche du chiisme, majoritaires dans le nord du Yémen.

"Je suis président du Yémen et je suis originaire du Sud, tout comme le Premier ministre Mohamed Salem Basindawa, qui est du Sud aussi. Nous préconisons un dialogue national global pour sortir le Yémen de la situation actuelle, incompatible avec les impératifs du 21e siècle", a-t-il ajouté.

Un dialogue national doit démarrer en novembre dans le cadre de l'accord sur une transition politique, conclu après le départ de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, contraint de quitter le pouvoir en février dernier sous la pression de la rue.

Ce dialogue est censé élaborer une nouvelle Constitution et préparer des élections à la fin de la transition en février 2014.

Les autonomistes sudistes et les zaïdites, en rébellion dans le Nord depuis 2004 contre le pouvoir central de Sanaa, sont invités au dialogue.

Alors que les rebelles zaïdites ont annoncé leur participation au dialogue, les sudistes restent divisés entre partisans d'une sécession et des autonomistes favorables à un système fédéral avec le Nord.

Les sudistes ont tenté de reconquérir leur indépendance en 1994 mais leur soulèvement a été écrasé dans le sang. Ils se plaignent de discriminations et affirment que leur région est négligée par le pouvoir central.

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