BIEN-ÊTRE

L'aéroport de Prague prend le nom de Vaclav Havel

05/10/2012 04:16 EDT | Actualisé 05/12/2012 05:12 EST

L'aéroport international de Prague-Ruzyne a été officiellement rebaptisé vendredi du nom de l'ancien président tchèque Vaclav Havel, le jour du 76e anniversaire de la naissance de l'artisan de la chute du communisme 1989, décédé en décembre 2011.

"Cette décision me semble juste car c'est (Vaclav Havel) qui a ouvert à cette nation la possibilité de voyager", a déclaré à cette occasion le ministre des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg.

"J'espère que chacun qui partira désormais de Prague pour voyager à travers le monde ou pour faire ses études à l'étranger, pensera au moins brièvement à celui à qui il doit sa liberté et cette possibilité", a insisté M. Schwarzenberg, ancien proche collaborateur de M. Havel.

Inauguré en 1937 en banlieue nord-ouest de la capitale tchèque, l'aérodrome porte à partir de vendredi l'appellation officielle "Vaclav Havel Airport Prague".

Le gouvernement a pris cette décision en mars, à la suite d'une pétition initiée par le réalisateur de cinéma Fero Fenic et signée par des dizaines de milliers de Tchèques.

Une cérémonie a eu lieu vendredi à l'aéroport, en présence de la veuve de l'ancien président, Mme Dagmar Havlova-Veskrnova, du maire de Prague Bohuslav Svoboda et du ministre des Finances Miroslav Kalousek.

Le président Vaclav Klaus, ancien rival politique de M. Havel à qui il a succédé en 2003, n'y a pas participé.

Entièrement détenu par l'Etat, l'aéroport fait partie avec la compagnie nationale aérienne CSA et plusieurs autres sociétés du groupe Cesky Aeroholding.

Deuxième plus grand aéroport en Europe centrale après celui de Vienne, il a enregistré l'an dernier une hausse de 2% du nombre de passagers par rapport à l'année précédente, à 11,79 millions.

Une cinquantaine de compagnies aériennes y sont actuellement présentes, offrant des vols vers environ 130 destinations.

Vaclav Havel, dramaturge-dissident qui a passé cinq ans dans les geôles communistes, a été propulsé à la magistrature suprême fin décembre 1989 au terme de la "Révolution de velours", pour être président de la Tchécoslovaquie puis de la République tchèque jusqu'en 2003.

Victime de nombreux ennuis de santé à la suite notamment d'une pneumonie mal soignée en prison, il s'est éteint le 18 décembre 2011 dans sa maison de campagne à Hradecek (150 km au nord-est de Prague).