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La justice britannique confirme l'extradition de l'imam Abou Hamza aux É-U

05/10/2012 10:15 EDT | Actualisé 05/12/2012 05:12 EST

LONDRES - L'imam radical Abou Hamza Al-Masri et quatre autres personnes soupçonnées de terrorisme peuvent être extradés immédiatement aux États-Unis, a jugé vendredi la Haute cour de justice britannique.

Les juges John Thomas et Duncan Ousely ont rejeté les dernières demandes d'appel d'Abou Hamza Al-Masri, Babar Ahmad, Khaled Al-Fawwaz, Syed Ahsan et Adel Abdoul Bary. Le juge Thomas a précisé qu'il s'agissait des procédures finales, après des années de lutte des suspects pour éviter d'être extradés.

Les autorités britanniques ont fait savoir qu'elles prendraient des mesures immédiates pour les extrader.

Les États-Unis accusent Abou Hamza d'avoir tenté de mettre en place un camp d'entraînement d'Al-Qaïda dans l'Oregon. Il est aussi accusé d'avoir assisté des extrémistes islamistes qui ont enlevé 16 touristes étrangers au Yémen en 1998 et d'avoir participé à l'organisation de l'entraînement de jihadistes en Afghanistan.

Abou Hamza était l'un des imams radicaux les plus connus du Royaume-Uni. Originaire d'Égypte, il officiait à la mosquée de Finsbury Park, à Londres. Il est aveugle d'un oeil et muni de crochets à la place des mains, qu'il affirme avoir perdues en combattant les troupes soviétiques en Afghanistan dans les années 1980.

La mosquée de Finsbury Park, qui s'était radicalisée sous Abou Hamza, a notamment accueilli Zacarias Moussaoui, le Français condamné à la prison à vie en lien avec les attentats du 11 septembre 2001, et Richard Reid, le Britannique qui avait tenté de faire exploser une charge dissimulée dans sa chaussure à bord d'un vol transatlantique.

Abou Hamza et les autres terroristes présumés avaient contesté leur extradition devant la Haute cour de justice britannique, les avocats du prêcheur affirmant notamment que ce dernier était trop dépressif pour être extradé.

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