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Espagne - 7e journée: Messi-Ronaldo, l'aventure continue

05/10/2012 05:04 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

A l'occasion du premier clasico de la saison en championnat entre FC Barcelone et Real Madrid, dimanche au Camp Nou, le Blaugrana "Leo" Messi et le Madrilène Cristiano Ronaldo reprennent un bras de fer qu'ils se livrent maintenant depuis 2009 et l'arrivée au Real de "CR7".

Dans cette longue saga, on peut considérer que le Merengue Ronaldo aura remporté la dernière levée: buteur décisif lors du dernier match de championnat au Camp Nou (2-1) qui avait définitivement fait tomber le titre dans la besace du Real, le Portugais a récidivé cet été en Supercoupe d'Espagne (remportée par le Real 2-3; 2-1).

Mais depuis le début de saison, la tendance s'est à nouveau équilibrée: Messi, fer de lance d'un Barça qui caracole en tête de la Liga, avec 8 points d'avance sur le Real, se présente avant ce clasico à égalité avec Ronaldo, 6 réalisations chacun au classement des buteurs.

Une fois n'est pas coutume, les deux chasseurs de buts se voient même devancés pour le moment par un troisième larron: le "Tigre" Falcao, crédité de 7 buts pour l'Atletico Madrid.

Point positif pour le spectacle, les deux hommes arrivent en forme pour le clasico: Messi dans un rôle complet de buteur et de moteur du Barça - il a ainsi délivré deux passes décisives, mardi, contre Benfica en C1 (2-0) - et Ronaldo dans celui du prédateur enfin débarrassé d'une énigmatique "tristesse" dont il avait dit souffrir en début de saison.

Comme le prouvent ses deux triplés marqués en l'espace d'une semaine (contre La Corogne, dimanche en Liga et contre l'Ajax Amsterdam, mercredi en C1, remportés tous deux par le Real 4-1), le Portugais a retrouvé la faim de buts et de reconnaissance qui le caractérise.

Mais avant cette embellie, l'ailier gauche avait laissé entrevoir une attitude boudeuse, se disant "triste" et attirant une fois de plus tous les regards sur son sort plutôt que sur celui de son club, pourtant aux prises lui aussi avec un début de saison difficile.

Messi, lui, fidèle à son habitude, aura au contraire à nouveau exprimé cette joie enfantine d'évoluer sur un terrain et de combiner avec ses partenaires. "J'ai la chance d'être tombé dans ce Barça, où il y a de très grands joueurs. L'équipe me rend meilleur, c'est sûr. Sans elle, je ne gagnerais rien: ni titres, ni récompenses, rien", confiait récemment l'Argentin au quotidien espagnol "El Pais".

En toile de fond de ce clasico apparaît aussi l'enjeu du Ballon d'or 2012. Dans la course à cette récompense suprême individuelle, Messi et Ronaldo peuvent en effet encore marquer des points importants.

Là où le premier peut faire valoir son titre de meilleur buteur de la saison 2012 avec un chiffre hallucinant de 50 buts en Liga, le second peut lui brandir son titre de champion de Liga avec le Real. Mais avec l'échec prématuré des deux formations en demi-finales de la dernière Ligue des Champions, le suspense reste encore entier.

"Les prix, c'est bien. Mais au fond, cela préoccupe davantage les journalistes qui se demandent toujours qui est le meilleur individuellement", expliquait récemment un Messi qui assure ne pas faire une obsession de ce qui pourrait être son quatrième Ballon d'or consécutif.

Pas sûr que Ronaldo, en quête du Graal depuis 2008, date de son seul sacre, pense la même chose... Le Portugais a en tout cas fait grise mine à la mi-septembre, quand Iniesta lui a chipé sous le nez le prix de meilleur joueur UEFA de la saison...

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