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Curiosity s'apprête à creuser le sol martien

05/10/2012 01:59 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

Le robot Curiosity doit soulever sa première pelletée de sol martien samedi, à l'aide d'une pelle placée au bout de son bras de 100 kg.

Pendant huit heures, d'intenses vibrations secoueront les grains de poussière martienne à travers le système d'analyse chimique du robot pour le nettoyer des résidus graisseux terrestres indésirables.

Dans la semaine qui vient, le robot va creuser, secouer et rejeter la poussière martienne à plusieurs reprises. Puis, le robot versera lentement l'équivalent d'une demi-pilule de poussière dans son laboratoire mobile pour lancer une analyse chimique complexe, a expliqué Daniel Limonadi, chef de la mission d'échantillonnage.

Il s'agit d'une opération importante pour les délicats outils scientifiques au coeur de cette mission de 2,5 milliards de dollars.

Rien ne paraît particulier dans ce sable, et c'est précisément pour cette raison que la NASA l'a choisi. C'est une bonne chose que de débuter avec « du sable de dune martien ennuyeux », a déclaré M. Limonadi. Cette première étape vise donc à tester le processus d'échantillonnage.

Depuis son arrivée sur Mars en août, Curiosity a parcouru environ 500 mètres. Il a pris des photos et analysé l'air. Le robot, de la taille d'une voiture, dispose d'un laboratoire chimique mobile, d'une pelle et d'une perceuse pour rechercher les ingrédients de base de la vie. Ce sera la première utilisation du laboratoire. Le robot pourra ensuite prendre des échantillons où le sol présente des caractéristiques plus inusitées.

La semaine dernière, Curiosity a transmis des images d'un fond rocheux qui laissent croire qu'une rivière au courant élevé, probablement profonde d'environ 1 mètre, a déjà coulé sur Mars.

D'autres indices de l'existence d'eau à la surface de la planète rouge avaient été trouvés il y a longtemps, mais les photos envoyées le 27 septembre montrant des cailloux presque sphériques, potentiellement arrondis par l'eau, constituent la preuve la plus convaincante, jusqu'à présent, de l'existence d'un ancien lit de cours d'eau.

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