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Brésil: Carlos Nuzman réélu à la tête du Comité olympique

05/10/2012 03:33 EDT | Actualisé 05/12/2012 05:12 EST

Carlos Arthur Nuzman, 70 ans, a été réélu vendredi à la quasi unanimité à la présidence du Comité olympique brésilien (COB), malgré la récente affaire du vol des dossiers de Londres-2012 qualifiée au Brésil de "premier scandale" des jeux Olympiques 2016 à Rio.

"Mon objectif (pour Rio-2016) est de faire partie des dix meilleures nations en terme de médailles gagnées", a déclaré M. Nuzman, égalent président du Comité d'organisation des JO-2016, après le vote où il a obtenu 30 voix contre une.

Deux présidents de confédérations n'ont pas participé au vote, dont José Maria Marin, patron du football brésilien qui aurait été "traité très mal" par Nuzman aux JO de Londres, selon l'analyste sportif Juca Kfouri.

Lors de l'élection, où il était seul candidat, les présidents des 30 confédérations olympiques nationales et des membres du COB ont sans doute à l'esprit que M. Nuzman avait contribué à donner au Brésil les Jeux pan-américains 2007 et surtout les JO-2016 à Rio.

"Le défi est de travailler en partenariat avec le COB, le ministère des Sports et la CBF" (confédération brésilienne de football), a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, sans jamais fait allusion à l'affaire du vol des dossiers londoniens.

Avocat, Carlos Arthur Nuzman a commencé sa carrière dans le sport, comme joueur de volley-ball aux JO-1964 de Tokyo, avant de prendre la tête de la Confédération brésilienne en 1975. Et c'est lui qui a milité pour que le beach-volley soit inclus dans les programmes des JO.

Président du COB une première fois en 1995 et membre du Comité international olympique (CIO) depuis 2000, il a participé à l'élaboration de lois fondamentales pour le sport brésilien. Il s'agit, selon le COB, de la loi Agnelo/Piva (2001) qui consacre 2% de la recette des loteries fédérales du pays au COB et celle de 2006 qui encourage les entreprises à faire des dons pour des projets sportifs.

Le seul vote anti-Kuzman a été émis par Eric Leme Walther Maleson, président des sports de glace, qui n'entendait pas "être impliqué dans des JO qui bafouent les règles de la décence".

M. Maleson a déclaré à l'AFP "être tout à fait d'accord avec Romario", ancien football vedette et aujourd'hui député socialiste, très critique et qui avait déploré publiquement que M. Nuzman "prolonge son règne de quatre ans puisqu'il est candidat unique!"

Romario avait aussi accusé M. Nuzman d'être le grand responsable du vol des dossiers à Londres (LOCOG) et qui s'est soldé par le renvoi de dix membres du COB.

"Le coupable dans ces cas-là n'apparaît jamais, mais nous savons très bien que c'est le président" du COB, avait écrit Romario, qualifiant l'incident "de honteux".

M. Nuzman s'était dédouané en lisant un communiqué de Paul Deighton, chef du LOCOG, affirmant qu'il ne s'agissait pas "d'une violation grave" et en disant que Romario "ne connaît pas le dossier".

Il y a deux jours, Romario est revenu à la charge pour appeler le gouvernement à enquêter sur le mode d'attribution des contrats de vente des billets des JO-2016. Il a aussi demandé à la président Dilma Rousseff de conduire des audits sur l'origine des fonds publics destinés au COB et sur les comptes du même COB.

cdo/sk/jmt

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