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Autopsie d'une défaite olympique

05/10/2012 02:13 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

Mary Spencer était considérée comme la grande favorite pour remporter l'or à Londres, au moment même où la boxe féminine faisait son entrée aux Jeux olympiques.

L'histoire s'est écrite différemment. La boxeuse canadienne, triple championne du monde, s'est inclinée à son premier combat devant la Chinoise Li Jinzi, l'éventuelle médaillée de bronze de la catégorie des 75 kg.

Plus de huit semaines après cette amère défaite, Spencer ressent encore une douleur, non pas physique, mais psychologique. « C'est sûr que ça fait mal, confie-t-elle dans une entrevue accordée à Marie-José Turcotte. Quand j'y pense, je sens une tension dans l'estomac. »

Mary Spencer doit maintenant traverser la route réservée aux athlètes qui vivent un échec majeur. Elle doit encaisser le choc, tenter de le comprendre et, surtout, essayer de se rebâtir une confiance.

« Tu espères toujours ne pas avoir à apprendre une leçon aux Olympiques! »

Aurait-elle changé sa préparation, sa concentration? Mary Spencer a accepté d'être l'image d'une campagne publicitaire de Cover Girl, quelques semaines avant les JO.

« Est-ce que ça m'a aidée à préparer les Jeux? Pas vraiment. Mais si c'était à refaire, je ne changerais rien. Parce que cette campagne a donné une image positive des boxeuses. »

L'Ontarienne de 27 ans boxe depuis 10 ans. Elle sait que sa carrière ne s'arrêtera pas à 130 combats, avec moins d'une douzaine de défaites. Elle veut la prolonger pour mieux comprendre ce qui n'a pas fonctionné à Londres.

Sa tête est déjà pleine d'ambitions. Spencer veut mettre la main sur trois titres : le championnat panaméricain, le championnat du monde et l'or olympique à Rio en 2016. « Ça me donne quatre autres années pour faire ce que j'adore. »

Comme quoi les revers contribuent au cheminement des champions.

(D'après un reportage de Marie-José Turcotte)

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