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Aéronautique: Les discussions avec BAE se poursuivent, assure EADS

05/10/2012 01:25 EDT | Actualisé 05/12/2012 05:12 EST

PARIS - À cinq jours de l'échéance cruciale du 10 octobre, les négociations autour de la fusion des groupes d'aéronautique et de défense EADS et BAE-Systems se poursuivaient vendredi après-midi, selon la direction d'EADS, qui a démenti les informations faisant état de difficultés, voire même d'impossibilités à conclure à temps un accord.

«Nous avons été informés par les gouvernements sur l'état des discussions, mais en aucun cas il nous a été dit que le marché est annulé. Nous continuons à oeuvrer pour être prêts à la date limite du 10 octobre», a fait savoir vendredi après-midi la direction d'EADS dans un communiqué.

Le franco-allemand EADS et le britannique BAE-Systems ont jusqu'à mercredi prochain pour remettre aux autorités de régulation boursière britanniques un projet d'accord ou demander un délai supplémentaire. Jusqu'à présent, les négociations achoppent notamment sur l'entrée au capital de l'État allemand, qui suscite des réticences côté britannique.

«La ronde des discussions est terminée», affirmait vendredi après-midi le Spiegel online, site du magazine allemand. Il affirme que Paris avait demandé une participation de plus de 10 pour cent dans le nouveau groupe et que Londres s'y était opposé.

«Il y a des discussions qui d'abord intéressent deux entreprises», a déclaré à ce sujet vendredi le président français François Hollande, en marge du sommet des pays du bassin méditerranéen à La Valette (Malte). «Les États sont consultés puisque nous sommes actionnaires» et «nous avons dit, nous, ce que nous considérons comme des conditions».

«Après, ce sont aux entreprises de continuer leurs pourparlers ou leurs négociations en connaissant la politique de la France, à la fois en terme de présence au capital, de localisation des sièges et de protection de notre industrie de défense», a ajouté le chef de l'État.

Interrogée par Sipa mercredi 3 octobre, une source proche du dossier à l'Élysée s'était dite «serein(e)» sur le projet de fusion EADS-BAE Systems, disant attendre des «réponses» de la part de la direction d'EADS. L'État français est actionnaire du constructeur aéronautique, société mère d'Airbus, à hauteur de 15 pour cent. Des réunions interministérielles devaient se tenir cette semaine sur le sujet, précisait la même source.

Les groupes aéronautiques BAE Systems et EADS ont annoncé le 12 septembre qu'ils étaient en discussion sur un «éventuel rapprochement de leurs activités». BAE Systems est une entreprise britannique spécialisée dans les secteurs de la défense et de l'aérospatiale.

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