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Washington ajoute à sa liste terroriste une nouvelle appellation pour Aqpa

04/10/2012 11:04 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

Les Etats-Unis ont ajouté à leur liste "d'organisations terroristes étrangères" le groupe yéménite Ansar al-Charia qu'ils considèrent être une nouvelle appellation au Yémen pour Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), a annoncé jeudi le département d'Etat.

Aqpa est considérée comme une "organisation terroriste étrangère" par Washington depuis janvier 2010, rappelle le communiqué de la diplomatie américaine.

Ansar al-Charia (Les partisans de la loi islamique, AAS) "qui est basé au Yémen et est une entité distincte de Ansar al-Charia en Libye, a été mis sur pied (...) simplement pour qu'Aqpa change de nom et avec l'objectif d'attirer des individus à la cause terroriste d'Aqpa", écrit le département d'Etat, qui a donc amendé sa liste "terroriste" pour y ajouter le nom d'AAS.

Comme pour chaque désignation d'un "groupe terroriste", cette mesure vise à interdire les "transactions et échanges avec AAS" et à "geler tous les biens et intérêts de l'organisation aux Etats-Unis".

Washington accuse AAS d'avoir perpétré de "multiples attaques contre les forces armées yéménites, dont un attentat suicide en mai 2012 dans le sud du Yémen qui avait tué plus cent soldats yéménites".

Les Etats-Unis se disent "déterminés à détruire la capacité d'Aqpa à commettre des attentats en disloquant, en démantelant et en terrassant ses réseaux".

Aqpa est née en janvier 2009 de la fusion des branches saoudienne et yéménite d'Al-Qaïda, après les coups durs portés au réseau en Arabie saoudite.

Cette organisation est dirigée par le Yéménite Nasser al-Wahichi, qui avait affirmé le 26 juillet 2011 son allégeance à Aymane al-Zawahiri, arrivé à la tête d'Al-Qaïda après la mort de Ben Laden.

Au Yémen, Al-Qaïda a profité de l'affaiblissement du pouvoir central lors de l'insurrection populaire qui a abouti au départ du président Ali Abdallah Saleh pour renforcer son emprise dans l'est et le sud du pays.

Délogé en juin de l'un de ses bastions, la province sudiste d'Abyane, le réseau s'est depuis replié dans les zones montagneuses du sud du pays, et a multiplié les attentats contre les responsables de cette région, notamment les officiers des services de sécurité.

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