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USA: les contraceptifs gratuits font baisser le nombre d'avortements (étude)

04/10/2012 06:12 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

Fournir des contraceptifs gratuits aux jeunes femmes qui risquaient d'avoir des grossesses non désirées a permis de réduire de manière drastique le taux d'avortements et les grossesses adolescentes, selon une étude menée dans le Missouri (centre) et publiée jeudi.

"Fournir des outils de contraception gratuits a eu un impact beaucoup plus important que ce à quoi nous nous attendions concernant le nombre de grossesses non désirées", s'est félicité Jeff Peipert, l'auteur principal de l'étude, qui travaille à l'université de médecine de Washington.

Le manque d'accès à la contraception ou l'utilisation irrégulière de moyens de contraception sont des facteurs importants qui expliquent les trois millions de grossesses non désirées constatées chaque année aux Etats-Unis.

Cette nouvelle étude, publiée dans le Journal de gynécologie et d'obstétrique, explique que le projet Choice a permis de fournir des conseils et des moyens de contraception à 9.256 adolescentes et jeunes femmes de la région de Saint-Louis entre 2007 et 2011.

Le taux d'avortement parmi ces jeunes femmes a chuté de manière spectaculaire par rapport aux chiffres nationaux, à six pour 1.000 contre 20 pour mille pour le reste des Etats-Unis.

Le nombre de grossesses parmi les adolescentes participant à ce projet a été de 6,3 pour 1.000, très en-dessous des 34,1 pour 1.000 relevés au niveau national.

Ces bons chiffres sont dus en grande partie à l'utilisation par 75% des jeunes femmes du programme de moyens de contraception à long terme, comme les stérilets ou les implants, selon Jeff Peipert.

Ces méthodes sont 20 fois plus efficaces que la pilule, les patches ou les anneaux contraceptifs mais elles sont normalement plus chères.

Si des résultats identiques étaient observés au niveau national, cela permettrait d'éviter plus d'un million de grossesses non désirées et plus de 870.000 avortements, estime l'étude.

Etendre ce programme au niveau national coûterait cher, mais beaucoup moins que les dépenses actuelles engagées pour gérer les conséquences du million de naissances non planifiées chaque année aux Etats-Unis, qui coûtent selon M. Peipert environ 11 milliards de dollars par an aux contribuables.

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