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Un ministre israélien prévoit un "printemps perse" contre le régime iranien

04/10/2012 02:56 EDT | Actualisé 03/12/2012 05:12 EST

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman prévoit qu'un "printemps perse succède au printemps arabe", à la suite des sanctions internationales contre l'Iran qui vont, selon lui, déclencher un vaste mouvement de contestation.

"Un printemps perse va succéder au printemps arabe, l'instabilité se répand en Iran et pas seulement à Téhéran", a affirmé M. Lieberman à la radio militaire. "Il ne fait pas de doute que le mouvement de protestation va se renforcer à l'approche de l'élection présidentielle iranienne de l'été prochain", a-t-il prédit.

"Le régime iranien se rapproche du point critique. Les sanctions internationales ne convaincront pas les dirigeants de ce pays à renoncer au programme nucléaire, mais l'important est que le peuple iranien commence à faire savoir qu'il n'est pas prêt à se sacrifier pour satisfaire les ambitions révolutionnaires et fanatiques de ses dirigeants", a poursuivi le ministre israélien.

M. Lieberman a appelé les pays occidentaux à agir pour aider ce mouvement, contrairement à ce qui s'était passé durant les précédentes manifestations de masse en 2009 qui avaient été réprimées par le régime.

"Cette fois-ci l'ensemble de l'occident doit aider le mouvement en facilitant ses communications, en donnant de l'argent et en mobilisant les organisations internationales tels que le Conseil de sécurité l'ONU, l'Union Européenne et d'autres organismes", a ajouté M. Lieberman.

M. Lieberman a fait ces déclarations à la suite de protestations et d'échauffourées à Téhéran provoquées par la crise de la monnaie iranienne.

L'Iran est soumis à des sanctions de l'ONU à cause de son programme nucléaire controversé, renforcées par des sanctions pétrolières et bancaires américaines et européennes. L'objectif est de priver l'Iran de ses revenus pétroliers dans le but de le pousser à cesser ses activités nucléaires sensibles.

Israël, considéré comme l'unique puissance nucléaire de la région, un statut sur lequel le pays maintient l'ambiguïté, estime que le programme nucléaire iranien constitue une menace pour son existence, dans la mesure où des dirigeants de la République islamique prédisent ou souhaitent régulièrement sa disparition.

jlr/feb

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