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Tunisie: cours suspendus à une faculté après des violences entre étudiants

04/10/2012 07:55 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

Le conseil scientifique de la faculté 9 Avril à Tunis a indiqué jeudi suspendre les cours durant trois jours à la suite de violences ayant opposé la veille des étudiants proche des islamistes au pouvoir en Tunisie et des militants du syndicat estudiantin UGET.

"Le conseil scientifique a décidé la fermeture de la faculté à la suite des violences survenues mercredi dans l'enceinte de l'université", a indiqué la faculté à l'AFP.

"Des étudiants de l'Union générale des étudiants tunisiens (UGET) se sont opposés à un groupe d'étudiants nahdaouis (appartenant au parti islamiste Ennahda, ndlr). Ces altercations ont vite dégénéré", a indiqué le doyen de cette faculté Noureddine Kridiss au quotidien La Presse.

"Une trentaine d'éléments étrangers à l'établissement, armés de gourdins, de couteaux et d'épées, sont venus en renfort au deuxième groupe d'étudiants", a-t-il ajouté.

Ils "scandaient des slogans religieux et proféraient des propos orduriers. Ils se sont ensuite adonnées à des actes de vandalisme cassant tout sur leur passage", a précisé M. Kridiss.

Les étudiants proches d'Ennahda, réunis au sein d'un syndicat informel, l'Union générale tunisienne des étudiants (UGTE), ont pour leur part affirmé dans un communiqué que ce sont leurs militants qui avaient été attaqués.

"Une vague de violence a envahi mercredi l'enceinte de l'université après l'agression des militants de l'UGTE par des étudiants de l'UGET accompagnés d'un groupe étrangers portant des armes blanches et du gaz lacrymogène", a déploré le syndicat islamiste dans un communiqué.

Le mouvement précise que deux de ses militants ont été blessés.

Le ministre de l'Enseignement supérieur Moncef Ben Salem a pour sa part critiqué la décision du conseil scientifique de suspendre les cours, estimant, à l'antenne de la radio Mosaïque FM, qu'"il n'y a rien à craindre" sur le campus.

La Tunisie est secouée régulièrement par des violences auxquelles participent des militants islamistes radicaux. Le cas le plus grave a été l'attaque le 14 septembre de l'ambassade américaine par des manifestants protestant contre un film islamophobe faisant quatre morts.

kl/alf/vl

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