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La vente de Nexen pose problème au gouvernement, dit Stephen Harper

04/10/2012 01:19 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

OTTAWA - Le premier ministre Stephen Harper affirme que l'offre d'achat de la compagnie pétrolière Nexen (TSX:NXY) par la China National Offshore Oil Company (CNOOC) pour 15,1 milliards $ «soulève une série de difficiles questions en matière de politiques publiques» pour son gouvernement.

M. Harper soutient toutefois que certains avertissements provenant des États-Unis ne seront pas pris en compte dans l'examen de l'offre et sa possible approbation.

Il a ajouté jeudi que son gouvernement continuait de recueillir ce qu'il qualifie «d'informations et d'avis» à propos de l'offre d'achat, alors qu'il est aux prises avec des «questions difficiles et délicates concernant l'avenir».

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) s'oppose fortement, pour sa part, à cette acquisition.

L'Opposition officielle à Ottawa estime que l'examen de cette transaction proposée est truffé de problèmes et laisse trop de questions sans réponses.

Le porte-parole du NPD en matière de ressources naturelles, Peter Julian, a accusé jeudi le gouvernement Harper de mauvaise foi et lui a reproché de cacher aux Canadiens les véritables répercussions de cette acquisition. Il a dit que Nexen joue un rôle de premier plan dans l'économie canadienne.

Selon M. Julian, l'acquisition met en péril des emplois au Canada et l'emplacement du siège social de la nouvelle compagnie. Il a ajouté qu'on ne sait pas non plus comment on assurerait le respect des normes environnementales canadiennes.

M. Julian a reconnu que les investissements étrangers sont cruciaux à la santé de l'économie, mais il a rappelé que ces investissements ne doivent pas provoquer la disparition d'emplois de qualité ou se faire au détriment du développement durable des ressources.

Pour sa part, la porte-parole néo-démocrate en matière d'industrie, Hélène Leblanc, a dit que la transparence est au coeur même de ce dossier.

«En étudiant cette transaction derrière des portes closes et en ne spécifiant pas quels sont les critères utilisés pour déterminer si la transaction représente un avantage net pour le Canada, les conservateurs ne nous ont pas laissé le choix», a-t-elle dit.

Même si le NPD n'aura pas voix au chapitre en ce qui concerne l'éventuelle approbation de cette transaction, les néo-démocrates affirment avoir l'appui populaire dans leur démarche.

Le ministre fédéral de l'Industrie, Christian Paradis, a répondu par voie de communiqué jeudi en qualifiant le NPD de «casse-cou et d'irresponsable».

«En tentant de politiser le processus d'examen, (les néo-démocrates) créent exactement le genre d'incertitude qui effraie les investisseurs sur lesquels les compagnies canadiennes s'appuient pour créer des emplois, innover et demeurer compétitives», a-t-il dit.

Industrie Canada procède actuellement à l'examen de l'offre d'achat de Nexen, la 10e plus importante compagnie pétrolière canadienne en termes de revenus. La période d'examen doit se terminer le 12 octobre, mais pourrait être prolongée d'un mois.

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