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La riposte turque contre la Syrie est "appropriée", juge Washington

04/10/2012 03:23 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

Les Etats-Unis ont jugé jeudi "appropriée" et "proportionnelle" la riposte turque à des tirs syriens d'obus sur son territoire, appelant toutefois à éviter une escalade entre les deux pays.

"De notre point de vue, la riposte de la Turquie était appropriée", a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine, Victoria Nuland, soulignant qu'Ankara avait plusieurs fois prévenu qu'elle répondrait à toute violation de son territoire.

"Le but était aussi dissuasif, pour que ce genre de choses ne se reproduise pas, et c'était (une riposte) proportionnelle", a-t-elle poursuivi.

Des tirs syriens d'obus ont fait cinq morts et 11 blessés mercredi à Akçakale (sud-est), un village turc proche d'une portion de la frontière syrienne où des affrontements sont en cours entre l'armée fidèle au régime de Damas et les rebelles syriens. Washington s'était dit mercredi "indigné".

La Turquie a riposté par des tirs d'artillerie contre des positions de l'armée syrienne mercredi soir et jeudi matin. Jeudi, l'Assemblée nationale turque a voté une résolution autorisant formellement le gouvernement à mener des opérations militaires en Syrie au nom de la "sécurité nationale".

"Nous espérons que cela ne dégénère pas en un conflit plus important", a déclaré de son côté à des journalistes George Little, le porte-parole du Pentagone.

"Nous sommes indignés par les actes commis par le régime syrien le long de la frontière avec la Turquie. Nous nous tenons aux côtés de nos alliés turcs", a-t-il insisté, soulignant "respecter le droit à l'auto-défense mis en oeuvre par la Turquie".

"Le but en envoyant un message fort était d'empêcher la répétition d'une telle agression à l'avenir", a martelé Mme Nuland, déclarant aussi que la secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait promis de soutenir la Turquie, qui cherche à obtenir une condamnation de l'attaque syrienne auprès de l'ONU.

Les Etats-Unis sont favorables à "une déclaration très ferme, qui dit clairement qui est responsable" de cet incident, a pointé Mme Nuland, ajoutant: "Le message à adresser aux Syriens est qu'il faut qu'ils arrêtent".

Les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU tentaient toujours jeudi après-midi de rédiger une déclaration en réaction à l'incident frontalier de la veille entre Syrie et Turquie, après le blocage d'un premier texte par la Russie.

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