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HRW et Amnesty appellent à libérer deux militants syriens arrêtés à Damas

04/10/2012 03:03 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

Deux organisations de défense des droits de l'Homme ont appelé jeudi les autorités syriennes à libérer deux militants des droits de l'Homme arrêtés à Damas cette semaine.

Khalil al-Maatouq, un avocat syrien en vue, et son collègue Mohammed Thatha ont été arrêtés mardi par des membres des services de sécurité alors qu'ils se rendaient à leur bureau à Damas, selon le Centre syrien pour les études et la recherche en droit.

M. Maatouq est le directeur exécutif de ce Centre qui a condamné cette arrestation comme "un avertissement explicite aux militants pacifiques défendant les droits de l'Homme et aux avocats défendant la cause des prisonniers de conscience".

Selon le Centre et l'organisation Amnesty International basée à Londres, l'avocat a besoin de soins pour une grave maladie des poumons.

"Les familles de ces deux hommes ont le droit de connaître leur sort", a déclaré Ann Harrison, directrice adjointe d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. "Ils doivent être libérés immédiatement à moins qu'ils ne soient accusés d'un délit reconnu internationalement", a-t-elle ajouté.

De son côté, Human Rights Watch, basée à New York, a affirmé que M. Maatouq et son collègue avaient été "enlevés" alors qu'ils roulaient en voiture pour se rendre à leur bureau, ajoutant que leurs familles craignaient qu'ils ne soient détenus au secret.

"Le gouvernement syrien doit les libérer immédiatement s'il les détient", a ajouté l'ONG.

"La disparition de M. Maatouq est un rappel des graves risques encourus par les braves militants des droits de l'Homme en Syrie pour simplement documenter les horreurs quotidiennes", dans ce pays en proie à la guerre civile, selon Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

Des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées en Syrie depuis le début en mars 2011 de la contestation populaire réprimée dans le sang par le régime de Bachar al-Assad, dont un grand nombre n'ont jamais été formellement inculpées, selon des associations de défense des droits de l'Homme.

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