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Grèce: situation urgente mais pas de date butoir pour les discussions (FMI)

04/10/2012 11:43 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

La situation des finances publiques de la Grèce est urgente a reconnu jeudi le Fonds monétaire international (FMI), sans pour autant fixer de date butoir pour la conclusion de ses discussions avec Athènes en vue du déblocage de nouveaux fonds pour le pays.

"Il y a vraiment urgence", "tout le monde avance aussi vite qu'il le peut, étant donné la situation difficile à laquelle la Grèce fait face et l'intention de la soutenir dans cette passe délicate", a déclaré Gerry Rice, porte-parole du Fonds, lors d'un point de presse à Washington.

M. Rice faisait là référence aux discussions qui ont lieu à Athènes entre la Grèce et la troïka de ses créanciers internationaux (FMI, Banque centrale européenne et Union européenne) en vue de permettre le versement d'une nouvelle tranche, vitale, de l'assistance financière promise au pays.

"Pour l'heure, nous n'avons pas de date de fin de cette mission", a-t-il ajouté, en référence aux représentants du FMI actuellement présents à Athènes.

"D'une manière générale, a déclaré M. Rice, nous continuons de travailler avec le gouvernement grec pour trouver des mesures réalistes et durables permettant de remettre la politique budgétaire sur les rails et de soutenir un programme complet et crédible" de rétablissement de l'économie et des finances publiques du pays.

Le ministre des Finances grec, Yannis Stournaras, a indiqué mercredi que son pays espérait parvenir à une avancée déterminante avec la troïka avant lundi, date à laquelle est prévue une réunion des ministres des Finances de la zone euro.

La Grèce souhaite obtenir au plus vite le versement d'une tranche de prêt de 31,5 milliards d'euros au titre de l'assistance financière internationale de 130 milliards d'euros qui lui a été accordée l'hiver dernier.

Le gouvernement vient tout juste de présenter un ensemble de mesures d'austérité et de réformes structurelles mais, selon la presse, les représentants de la troïka doutent que 3,5 milliards des 13,5 milliards d'euros d'économies proposées par le gouvernement grec soient réalisables.

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