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Casques bleus tués mardi au Darfour: Washington "consterné"

04/10/2012 07:13 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

Les Etats-Unis se sont dits jeudi "consternés" par la mort mardi au Darfour, dans l'ouest du Soudan, de quatre Casques bleus tués dans une embuscade et ont exhorté le gouvernement soudanais et les autorités du Darfour à retrouver les responsables.

"Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus forts toutes les attaques contre les membres de la Minuad", la Mission de maintien de la paix conjointe ONU-Union africaine au Darfour, à laquelle appartenaient les quatre soldats Casques bleus nigérians tués mardi, selon un communiqué du département d'Etat.

"Nous appelons le gouvernement du Soudan et l'autorité régionale du Darfour à mener rapidement des enquêtes complètes et crédibles sur toutes les attaques contre la Minuad et à demander des comptes à ceux qui en sont responsables", a écrit dans son communiqué la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

Mercredi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait déjà exigé de Khartoum qu'il "mène une enquête approfondie" et traduise en justice les auteurs de l'embuscade, qui a fait aussi huit blessés et s'est produite à El-Geneina, capitale du Darfour-ouest.

Les Casques bleus ont été déployés au Darfour en 2007 pour tenter de faire cesser les hostilités entre les rebelles et le gouvernement soudanais. La Minuad compte quelque 23.500 hommes et son budget pour 2012-2013 s'élève à 1,4 milliard de dollars.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé le 31 juillet de réduire les effectifs de cette force, arguant de "l'amélioration de la sécurité le long de la frontière entre le Soudan et le Tchad et dans le nord du Darfour, à la suite du rapprochement entre le Soudan et le Tchad et entre le Soudan et la Libye".

Selon un décompte de la Minuad datant d'août dernier, 38 membres de la Mission ont été tués en quatre ans.

En 2003, des mouvements issus des tribus non-arabes du Darfour s'étaient soulevés contre le gouvernement soudanais, dominé par des Arabes. Le régime avait réagi en envoyant des milices Janjawids, entraînant une guerre civile qui a fait au moins 300.000 morts selon l'ONU, 10.000 selon Khartoum.

Le président soudanais Omar el-Béchir est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, génocide et crimes de guerre au Darfour.

nr/mdm

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