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C1 - PSG: éviter la migraine à Marseille après la gueule de bois à Porto

04/10/2012 10:03 EDT | Actualisé 04/12/2012 05:12 EST

Le premier couac du Paris SG à Porto (1-0) pour son premier vrai test de la saison rappelle que sa puissance financière n'est pas un sauf-conduit et, ses limites cernées, lui donne l'occasion de se poser quelques bonnes questions avant un clasico bouillant à Marseille dimanche.

Ibra s'est "Zlatané". Cela fait donc deux matches que le grand Suédois n'a pas marqué. C'est à la fois insignifiant et instructif. Alors que les faits d'armes de sa carrière se situent plus en championnat qu'en C1, est-ce un hasard si Ibra, malgré un but sur penalty contre Kiev, est loin de ses standards en L1 dès que retentit l'appel du continent? A sa décharge, Ancelotti ne le ménage pas et l'homme aux sept buts en France commence peut-être à ressentir le contre-coup de la répétition des efforts. Recruté également pour tirer vers le haut le reste de ses partenaires grâce à son charisme et son expérience, Ibra a reconnu le jour de ses 31 ans qu'il n'était pas trop en forme en ce moment. Sur son talent, il s'est encore créé quelques occasions à Porto, mais la flamme semblait éteinte. D'autant que quand Ibra s'enfonce, cela exacerbe ses côtés sombres, sa facilité et sa suffisance dans le jeu. Ressorti du placard contre Sochaux, Gameiro a montré qu'il pouvait, au moins ponctuellement, soutenir le Suédois.

Couloirs aériens. Depuis le début de saison, l'exploitation défensive des couloirs est le gros point noir du PSG. Jallet, malgré quelques éclairs, mais surtout Maxwell et Van der Wiel, humiliés à Porto, collectionnent les critiques. Le Néerlandais, dont c'était seulement le 2e match sous ses nouvelles couleurs, a même été rebaptisé "vent d'air Wiel" tellement Varela l'a secoué. Si ce secteur ne se met pas rapidement au niveau, cela pourrait s'avérer problématique. Car cela finit par multiplier les situations chaudes sur une défense centrale par ailleurs plutôt au niveau mais encore perfectible du fait de la multiplication des combinaisons entre Silva, Sakho et Alex.

Tout terrain. En L1, le PSG est un peu comme une Ferrari. Passés les réglages du début, le moteur s'est mis à ronronner et c'est encore plus agréable à écouter quand on le laisse tourner. Mais en Europe, ses adversaires n'ont pas vraiment envie d'écouter sa petite musique et la pression mise par Porto a fait résonner une certaine passivité des clubs français quand ils reçoivent le "PSG Circus". Quand le directeur sportif Leonardo compare la L1 à un marathon et la C1 à un enchaînement de 100 mètres, il ne dit pas autre chose. La voiture de sport PSG doit donc devenir un 4x4 tout-terrain. Souverains sur leur sol national, les Parisiens devront se retrousser les manches en passant les frontières et cela nécessite une préparation mentale en conséquence. Avant de s'incliner au Portugal, la même équipe, à l'exception d'Armand qui jouait à la place de Maxwell, avait passé quatre buts à Bastia sur ses terres.

Jeunesse. Après la claque infligée par Porto qui a mis le PSG dos au mur pendant 90 minutes, les Parisiens ont reconnu la leçon. Ils ont aussi rappelé une certaine jeunesse et une certaine inexpérience pour certains à ce niveau. S'il n'avait pas été préservé, un Thiago Motta aurait ainsi peut-être eu un autre répondant que Verratti, brillant depuis un mois avant de se liquéfier soudainement. Comme l'a reconnu à demi-mot Ancelotti, sa défaillance dans ce secteur vital a précipité la chute des siens. D'une même voix, les joueurs ont assuré qu'ils avaient payé pour apprendre. Si, plus que lors de la double confrontation contre Zagreb, ils auront l'occasion de montrer leurs progrès lors de leurs retrouvailles contre Porto, le sort offre aux élèves du mercredi l'opportunité d'enfiler dès dimanche contre Marseille le costume du maître d'école en prenant la tête du championnat.

cd/pgr/bvo

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