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USA: passe d'armes sur la fiscalité entre Romney et Obama

03/10/2012 10:01 EDT | Actualisé 03/12/2012 05:12 EST

Le candidat républicain à la présidentielle américaine Mitt Romney s'est insurgé mercredi contre les attaques "inexactes" sur son projet fiscal de son rival démocrate Barack Obama, qui l'a en retour accusé de "faire marche arrière", lors de leur premier débat en face-à-face à Denver au Colorado (ouest).

"Pratiquement tout ce qu'il a dit à propos de mon projet fiscal est inexact", a estimé M. Romney lors d'un premier échange tendu.

Le candidat républicain a soutenu qu'il n'était pas question de baisser les impôts à hauteur de 5.000 milliards de dollars comme le prétend son opposant démocrate, et promis que son projet n'aggraverait pas le déficit abyssal du budget américain.

"Pendant 18 mois, il a fait campagne sur son projet fiscal et maintenant, à cinq semaines de l'élection, il dit +oubliez ça+ à propos de sa grande idée", l'a raillé Barack Obama.

Le président américain a également estimé que le programme de réduction du déficit sans augmentation d'impôts de Mitt Romney entraînerait une réduction drastique des dépenses dans l'éducation et la santé.

"Si vous avez une approche aussi déséquilibrée, cela signifie que vous allez tailler à la hache dans nos investissements dans les écoles et l'éducation", a déclaré M. Obama.

"Concrètement, cela signifie une coupe de 30% dans les programmes pour les personnes âgés dans les maisons de retraite, pour les enfants handicapés, et ce n'est pas la bonne stratégie".

Barack Obama a débuté son exposé en rappelant la crise économique qu'il a trouvée en arrivant au pouvoir en janvier 2009 et mis en avant les "cinq millions d'emplois créés dans le secteur privé" depuis.

Mais pour l'ancien gouverneur du Massachusetts (nord-est), Mitt Romney, l'économie américaine a suivi un chemin "infructueux".

"Le président a une vision très similaire à celle qu'il avait quand il s'est présenté il y a quatre ans, celle d'un gouvernement plus important, avec plus de dépenses, plus d'impôts, plus de régulations", a-t-il affirmé.

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