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Les «Bond Girls», à l'image de la société, ont changé au fil des ans

03/10/2012 04:17 EDT | Actualisé 03/12/2012 05:12 EST

LOS ANGELES, États-Unis - Quand l'actrice Ursula Andress sortait de l'eau, en 1962, dans le film «James Bond 007 contre docteur No», les courbes que révélait son bikini rouge avait fait de cette «Bond Girl» une icône.

Toujours séduisante et élégante, mais seulement sensible aux avances de James Bond, la «Bond Girl» est devenue aussi irrésistible que l'agent 007 lui-même au fil des ans.

Mais ce pouvoir d'attraction ne s'explique pas seulement par la manière dont les «Bond Girls» portent le bikini.

Selon la professeure d'anglais et d'études de la condition féminine de l'université Southern California Karen Tongson, les «Bond Girls» n'étaient au départ que des «objets de l'esthétique des films», et elles avaient des rôles temporaires.

Or elle a observé un changement au cours des 15 ou 20 dernières années, quand ces femmes sont devenues «plus impliquées dans l'action des films», selon elle, et même «une source de motivation» pour le personnage de James Bond, en particulier celui qui était incarné par Daniel Craig.

Le changement le plus important au niveau du rôle des femmes dans la série est le choix d'une femme pour incarner M, le patron du célèbre agent secret, estime Mme Tongson.

Au dire de cette dernière, le fait que James Bond doive exécuter les commandes de la femme qu'interprète Dame Judith Dench sous-entend que les relations qu'entretient l'agent 007 avec les femmes sont plus complexes que de simples rencontres à caractère sexuel.

Les femmes sélectionnées pour jouer les «Bond Girl» ne sont plus les mêmes non plus. La blonde plantureuse aux yeux bleus à fait place à des femmes aux allures plus variées, notamment Michelle Yeoh et Halle Berry.

«Ces choix reflètent le point de vue de l'ère post-féministe, celui de femmes qui utilisent leur apparence et leur côté astucieux pour se montrer plus rusées que James Bond», croit la professeure Tongson.

Au final, par contre, une chose n'a pas changé: les «Bond Girls» doivent encore être des beautés dont la splendeur est incontestable.

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