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03/10/2012 09:39 EDT | Actualisé 03/12/2012 05:12 EST

Le pétrole ouvre en baisse à New York, le marché inquiet pour la demande

Le pétrole a débuté la séance en nette baisse mercredi à New York, les courtiers s'inquiétant pour la demande mondiale de brut avant la publication par l'administration américaine des chiffres hebdomadaires des réserves de brut aux Etats-Unis.

Vers 13H15 GMT, le baril de référence pour livraison en novembre lâchait 1,44 dollar, à 90,45 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours du pétrole "sont sous pression en raison des inquiétudes liées à la demande, notamment après la publication de chiffres plutôt faibles sur l'emploi aux Etats-Unis", a souligné Phil Flynn, de Price Futures Group.

Selon une enquête mensuelle publiée mercredi par la société de services informatiques ADP, les embauches ont ralenti dans le secteur privé aux Etats-Unis en septembre, les entreprises créant dans le pays 162.000 emplois de plus qu'elles n'en détruisaient.

Le résultat de l'enquête est néanmoins meilleur que ce sur quoi tablaient les analystes, dont la prévision médiane donnait 133.000 créations de postes.

Mais à ce ralentissement s'ajoutent "des incertitudes sur la Chine et l'Espagne", qui font craindre pour la demande mondiale de brut, a indiqué M. Flynn.

Les investisseurs ont été notamment refroidis par des indicateurs manufacturiers décevants publiés en début de semaine en Chine, deuxième pays consommateur de brut au monde, et par la réticence de Madrid à faire appel à un plan de secours européen, malgré les fortes pressions des marchés financiers et d'une partie de ses partenaires européens.

Les opérateurs réservaient par ailleurs leur jugement avant la publication dans la matinée du rapport hebdomadaire du Département américain de l'Energie (DoE), aux Etats-Unis, le premier consommateur mondial d'or noir.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, le DoE devrait faire état d'une hausse de 1,7 million de barils des stocks de brut lors de la semaine achevée le 28 septembre.

Les stocks d'essence sont attendus en baisse de 400.000 barils, et ceux de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) en recul de 300.000 barils.

Les statistiques du DoE seront d'autant plus décortiquées que la fédération professionnelle API, qui publie ses propres estimations, "a dressé mardi soir un tableau plus encourageant", ont observé les experts du cabinet viennois JBC Energy.

L'API a ainsi fait état d'une hausse de seulement 460.000 barils des stocks américains de brut la semaine dernière, et de replis de 60.000 barils et 320.000 barils respectivement des réserves d'essence et de celles de produits distillés.

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