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03/10/2012 12:33 EDT | Actualisé 03/12/2012 05:12 EST

Gaspésie-Les Îles : Michel Saint-Pierre répond à la mairesse de Chandler

Dans une lettre destinée aux médias, l'ex-directeur de la Société de développement économique et industriel de Chandler (SDEIC), Michel Saint-Pierre, fait le point sur les circonstances qui ont mené à son congédiement.

En septembre dernier, le conseil municipal de Chandler a destitué M. Saint-Pierre de ses fonctions parce que selon la mairesse Louisette Langlois, la gestion de la SDEIC manquait de transparence et que M. Saint-Pierre avait manqué de respect envers le conseil municipal. Les élus ont aussi voté pour la dissociation de la SDEIC du Fonds de développement économique (FDC) de Chandler.

Le conseil municipal estimait qu'il valait mieux, compte tenu des poursuites en cours, protéger l'argent destiné au développement de la communauté.

Dans sa lettre envoyée à la presse, M. Saint-Pierre réplique vertement à la mairesse de Chandler. Il y fait valoir notamment que la SDEIC a effectué plusieurs tentatives pour rencontrer les élus, dont la mairesse. « Ce ne sont pas les demandes de rencontres qui ont manqué, mais une volonté de votre part de ne pas nous rencontrer. C'est facile alors de se dire victime, dire qu'on n'a pas de renseignements et ainsi manipuler l'opinion publique », écrit M. Saint-Pierre.

Le ton de la lettre et certains passages démontrent sans équivoque l'ampleur du conflit entre Michel Saint-Pierre et la mairesse Louisette Langlois. M. Saint-Pierre ajoute qu'il n'y avait rien à cacher, mais que dans le contexte des poursuites judiciaires, il faillait toutefois respecter une certaine confidentialité.

Une question de structure

Selon Michel Saint-Pierre, la structure de la SDEIC permettait aussi un échange de renseignements et d'informations puisque deux représentants du conseil municipal étaient présents sur le CA et qu'il revenait à ces deux personnes de transmettre l'information nécessaire aux élus.

Michel Saint-Pierre indique qu'il laisse les deux organismes, soit la SDEIC et la FDC, en parfaite santé financière. Il se dit par ailleurs en désaccord sur la dissociation entre le Fonds de développement économique de Chandler et la Société de développement. Il y voit le risque de ne plus avoir les fonds nécessaires pour respecter ses obligations contractuelles, entre autres avec la firme EDS, mandatée pour démolir l'ancienne usine Gaspésia.

L'ex-directeur revient aussi sur la création des deux sociétés, il y a sept ans, et sur leurs mandats, dont celui d'éviter à la Ville de Chandler d'avoir à payer des montants considérables en cas de problème avec la démolition de l'usine. Une 3e poursuite, rappelle-t-il, a été déposée cet été dans ce dossier et les équipements sur le terrain de l'usine sont toujours sous saisie dans la foulée de ces démarches judiciaires. M. Saint-Pierre s'interroge d'ailleurs sur qui représentera les intérêts de la Ville dans les poursuites en cours.

Travaux en cours

Michel Saint-Pierre note malgré tout que la démolition va bon train et que l'immeuble de l'usine devrait être en grande partie démoli d'ici la fin de l'année. Il souligne que la SDEIC a versé jusqu'à maintenant plus de 10 millions à la Ville de Chandler.

Plusieurs événements ont marqué la démolition de l'ancienne papetière Gaspésia après le retentissant échec de sa relance. Le contrat de démolition a été d'abord confié à une entreprise vietnamienne Tan Mai en 2007. L'entreprise devait démolir l'usine et restaurer le terrain.

Malgré une prolongation du contrat, Tan Mai n'a pu respecter ses obligations et des poursuites ont été engagées entre Tai Mai et ses sous-traitants ce qui a entraîné plusieurs saisies qui ont à maintes reprises perturbé le chantier de démolition. Le chantier est maintenant géré par une nouvelle entreprise EDS et les équipements doivent être vendus à une société de Nouvelle-Zélande, Linnea.

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