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E. coli : Brad Wall renvoie la balle à Ottawa pendant que Gerry Ritz se veut rassurant

03/10/2012 04:34 EDT | Actualisé 02/12/2012 05:12 EST

Le premier ministre Brad Wall refuse de tirer la sonnette d'alarme à la suite du rappel important de produits de boeuf de l'usine XL Foods de l'Alberta et la crise associée à la bactérie E. coli.

Brad Wall croit que la situation rappelle l'importance de bien superviser la transformation des produits alimentaires et il renvoie la balle au gouvernement fédéral et à l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

Selon le premier ministre saskatchewanais, le Canada pourrait perdre sa réputation de chef de file dans le domaine de la sécurité des aliments si le fédéral n'intervient pas adéquatement.

Il a précisé mercredi matin lors d'un point de presse que le problème touchait un abattoir de taille importante situé dans une autre province.

Système d'inspection adéquat, selon Gerry Ritz

En conférence de presse dans les laboratoires de l'Agence canadienne d'inspection des aliments à Calgary mercredi matin, le ministre fédéral de l'Agriculture, Gerry Ritz, a défendu les pratiques actuelles pour assurer la salubrité des aliments.

Il a précisé que le rappel était la preuve que le système d'inspection fonctionnait adéquatement.

D'après M. Ritz, une quarantaine d'inspecteurs de l'Agence d'inspection des aliments travaillent chez XL Foods. Il a ajouté qu'une dizaine de membres de l'agence faisaient actuellement enquête, ajoutant qu'il était allé voir en matinée comment l'enquête progressait.

Par ailleurs, l'ACIA a révélé qu'il y avait eu un retard dans l'obtention d'informations sur des viandes possiblement contaminées provenant de l'usine albertaine.

Approvisionnement difficile

Le rappel important affecte actuellement certains détaillants et restaurateurs saskatchewanais qui éprouvent plus de difficultés à s'approvisionner, mais la demande des consommateurs, elle, n'a pas beaucoup changé, selon Ron Fellinger, un boucher de Regina.

Bien des consommateurs ne sont pas inquiets et continuent de consommer du boeuf. Le problème, selon lui, est la taille de l'usine qui a été fermée.

M. Fellinger affirme qu'il n'est en mesure de se procurer que 25 % de son approvisionnement habituel.

Il ajoute que ses revenus sont en baisse d'environ 50 % depuis la fermeture de l'usine albertaine.

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