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03/10/2012 12:16 EDT | Actualisé 03/12/2012 05:12 EST

Des prix des maisons qui augmentent, des ventes qui diminuent

La plupart des villes canadiennes ont enregistré une modeste augmentation du prix moyen des maisons au cours du troisième trimestre de 2012, alors que moins de maisons ont été vendues comparativement à la période correspondante de 2011, selon l'Étude sur le prix des maisons de Royal LePage.

Le prix moyen des maisons au Canada a augmenté de 1,8 % à 4,8 % au troisième trimestre par rapport à l'an dernier.

L'étude indique que le prix des maisons à deux étages a augmenté de 4 %, pour s'établir à 403 747 $, alors que celui des maisons individuelles de plain-pied a progressé de 4,8 %, à 366 773 $. Le prix des appartements en copropriété a connu une hausse de 1,8 %, pour s'établir à 243 607 $.

Par ailleurs, bien que les ventes unitaires de maisons sont demeurées positives en juillet, le mois d'août a connu une baisse de 9 % par rapport à l'an dernier, et Royal LePage s'attend également à un recul en septembre.

Selon l'étude, cette diminution des ventes de propriétés est « une réaction naturelle du marché après une longue période d'expansion ». Royal LePage pense aussi que les modifications aux règles hypothécaires, qui sont entrées en vigueur le 9 juillet, ont accéléré ce changement. Les nouvelles règles ont réduit la période d'amortissement maximale pour les prêts hypothécaires assurés de 30 ans à 25 ans.

Le prix des maisons risque donc de baisser dans les prochains mois. Le courtier immobilier souligne en effet dans son étude qu'« une baisse du nombre de ventes de maisons précède habituellement une période de diminution du prix des maisons. Quand la demande baisse, ceux qui veulent vendre leur maison doivent ajuster le prix demandé afin de stimuler l'intérêt des acheteurs ».

Bien que Royal LePage s'attend en général à une baisse du prix des ventes des maisons au Canada, elle note qu'une situation économique en croissance dans une région peut maintenir le prix des maisons à la hausse. Cela pourrait être le cas en Alberta, où près de 29 milliards de dollars en investissements liés au domaine de l'énergie sont en cours.

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