L'ex-ministre de la Santé, Philippe Couillard, a confirmé qu'il se lance dans la course à la succession de Jean Charest, entouré de 10 députés du caucus actuel du PLQ.

La campagne de M. Couillard sera dirigée par le député libéral de Huntingdon, Stéphane Billette, et co-présidée par les députés Sam Hamad et Kathleen Weil.

M. Couillard est appuyé par plusieurs autres ténors du PLQ, dont l'ancien ministre de la Santé, Yves Bolduc, et deux anciens présidents du parti, Marc Tanguay et Jean D'Amours.

Philippe Couillard a quitté ses fonctions dans le secteur privé afin d'effectuer un retour en politique. Il laisse entendre qu'il demeurera en politique malgré une éventuelle défaite à la direction du PLQ.

M. Couillard s'est présenté devant les caméras et les militants du parti avec un programme fouillé. Fidèle aux grandes orientations du parti, il entend mettre l'économie en tête de ses priorités. Selon lui, il s'agit de la seule façon d'assurer la pérennité des programmes sociaux québécois.

Sur le plan économique, M. Couillard entend poursuivre l'oeuvre de M. Charest avec le Plan Nord et l'ouverture vers l'Europe. Le neurochirurgien a également insisté sur la nécessité de positionner le Québec dans l'économie du savoir, de l'innovation et du développement technologique.

Il souhaite mettre les institutions d'enseignement post secondaire à contribution dans cette optique.

Le contrôle des dépenses gouvernementales et le retour à l'équilibre budgétaire sont également chers à M. Couillard. Il estime que le Québec doit « éviter de transmettre un fardeau trop lourd aux générations futures » en « respectant leur capacité de payer ».

Sur le plan démocratique, il croit que les débats doivent se faire dans un climat de « respect des personnes et des institutions ». Il souhaite que les militants du PLQ participent aux débats, mais qu'ils se rallient à la majorité dans « l'intérêt supérieur de notre parti ».

Sur la question identitaire, M. Couillard a indiqué qu'aucun parti n'avait le monopole de la fierté québécoise. « La fierté d'être Québécois est partagée par tous, qu'ils soient francophones, anglophones ou allophones, d'ici et d'ailleurs », a déclaré M. Couillard.

Il a également plaidé en faveur du fédéralisme, mais d'un fédéralisme au sein duquel le Québec jouerait un rôle de leader. Sans écarter un éventuel débat constitutionnel, il a précisé qu'il fallait d'abord s'entendre entre Québécois avant de se présenter à Ottawa avec des revendications.

Le besoin de se ressourcer

Le nouveau venu dans la course à la direction du PLQ a dû expliquer son départ précipité du gouvernement alors qu'il était ministre de la Santé en 2008. M. Couillard a invoqué un besoin de se ressourcer après avoir passé plus de cinq ans à titre de ministre de la Santé.

Philippe Couillard avait quitté la vie politique le 25 juin 2008 pour se joindre, deux mois plus tard, à un fonds de capital d'investissement spécialisé dans le domaine des services de santé, Persistence Capital Partners (PCP).

« Mes passages dans les diverses activités qui ont marqué ma vie professionnelle m'ont permis, à mon avis, d'élargir la profondeur de mes connaissances et la perception que j'ai de notre société et du monde », a déclaré M. Couillard.

L'ancien ministre avait été critiqué pour s'être négocié un emploi avant même d'avoir quitté ses fonctions et pour avoir accepté un emploi dans le secteur privé, en santé, après avoir fait voter une loi encadrant la pratique du privé en santé.

M. Couillard défend son intégrité et soutient que le fonds pour lequel il a travaillé n'a aucun lien avec l'État québécois. Il estime que tout un chacun doit pouvoir assurer la poursuite de sa carrière même après un séjour en politique.

Quant à la loi encadrant la pratique du privé en santé au Québec, il avance que celle-ci se voulait une réponse à l'arrêt Chaoulli de la Cour suprême. Ce jugement de la Cour suprême rendait légal le recours à des cliniques privées sans en baliser la pratique.

Le dossier du CUSM

M. Couillard a également dû clarifier ses liens avec l'ancien directeur général du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), Arthur Porter, à qui s'intéresserait l'escouade Marteau pour son rôle dans l'attribution du contrat de construction de l'établissement.

Or, au moment où la police s'intéresse à lui, il appert qu'il a quitté le pays.

M. Couillard soutient avoir connu M. Porter au moment où ce dernier était président du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Il précise que la dernière fois qu'il l'a vu c'est au cours d'une célébration pour souligner le départ de M. Porter.

« Depuis, je ne l'ai plus revu », explique M. Couillard en regrettant la tournure des événements. « Au cours des derniers mois, nous n'avons pas eu de contacts, et comme tous les Québécois je suis surpris parce que l'on apprend dans les médias. »

Le Dr Couillard

Formé à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, M. Couillard, 55 ans, a pratiqué la neurochirurgie à Montréal, à l'étranger et à Sherbrooke jusqu'en 2003, année où il a été élu à l'Assemblée nationale. Philippe Couillard a tour à tour été député de Mont-Royal et de Jean-Talon, avant de quitter la vie politique le 25 juin 2008 pour se joindre PCP.

En 2010, il est retourné au secteur public après avoir été nommé par le gouvernement de Stephen Harper membre du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS), à Ottawa.

Après une absence de quatre ans du monde politique, il est devenu le troisième candidat déclaré de cette course à la direction du PLQ.

L'ex-ministre des Finances Raymond Bachand ainsi que son ancien collègue des Transports, Pierre Moreau, ont déjà annoncé qu'ils tenteront de succéder au chef libéral Jean Charest, qui dirigeait le parti depuis 1998.

Député de la circonscription d'Outremont, Raymond Bachand a été le premier à poser sa candidature officiellement vendredi dernier, disant souhaiter que le PLQ redevienne le grand parti du Québec et que le développement économique reste la priorité des Québécois.

Dans sa circonscription de Châteauguay, Pierre Moreau a quant à lui insisté lundi sur l'importance de renouveler le parti, de retrouver la fierté d'être libéral et de rétablir les ponts avec la jeunesse et les immigrants afin de redonner au parti ses lettres de noblesse.

Jean Charest a remis sa démission à la suite de sa défaite dans la circonscription de Sherbrooke, lors des élections générales du 4 septembre. La dernière course à la direction du Parti libéral du Québec remonte à 1983.

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  • Jean Charest après sa défaite dans Sherbrooke

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