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02/10/2012 01:14 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

Vente de Nexen : le NPD pense que la population est contre

L'opposition néo-démocrate à Ottawa affirme que la population canadienne est en désaccord avec la vente de l'entreprise de pétrole et de gaz naturel Nexen à l'entreprise étatique China National Offshore Oil Company (CNOOC).

Les néo-démocrates affirment avoir organisé leurs propres consultations auprès du public et des groupes d'intérêt et avoir noté de nombreuses objections quant à cette transaction. Selon le député Peter Julian, les Canadiens craignent que cette transaction remette en cause la sécurité des emplois offerts par la compagnie, soit un danger pour la sécurité nationale et puisse avoir des conséquences négatives sur l'environnement.

En août, le NPD avait demandé que le gouvernement rende public l'examen de la transaction, qui doit déterminer si celle-ci représenterait un avantage net pour le Canada. L'opposition officielle dit maintenant qu'elle laissera connaître son opinion exacte sur la vente avant que les 45 jours de l'examen par Industrie Canada soient terminés, ce qui devrait être à la mi-octobre. Le gouvernement pourrait toutefois allonger de 30 jours cette période.

Le chef du NPD a déjà fait des commentaires plutôt négatifs sur la transaction. « Comment ça pourrait être de l'intérêt du Canada de vendre un avoir, une richesse naturelle à une nation étrangère », s'est interrogé Thomas Mulcair le mois dernier.

Même parmi les députés conservateurs, des voix se sont élevées contre le projet d'achat. Par exemple, le député conservateur de Calgary-Ouest, Rob Anders, s'oppose fermement à la vente des actifs canadiens de Nexen. Celui-ci se dit préoccupé par les habitudes chinoises sur les plans économiques et du respect des droits de la personne.

En revanche, une décision négative de la part d'Ottawa pourrait ternir la réputation du Canada à l'étranger et rendre difficiles les futures relations économiques avec la Chine, soulignent des analystes.

De plus, un veto d'Ottawa pourrait nuire à la Banque Scotia, qui tente depuis des mois de mettre la main sur une banque chinoise, une transaction à laquelle Pékin n'a pas encore donné son approbation.

Les actionnaires de Nexen ont accepté l'offre d'achat de 15,1 milliards de dollars de CNOOC à l'unanimité le 20 septembre. Ils attendent maintenant que l'autorisation du gouvernement canadien.

Si l'accord est approuvé, il s'agirait de la plus importante jamais réalisée à l'étranger par une entreprise chinoise, d'après des données de Thomson Reuters.

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