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02/10/2012 06:07 EDT | Actualisé 02/12/2012 05:12 EST

Therrien et Lefebvre, l'équilibre

SHERBROOKE - Michel Therrien a peut-être les mains liées pendant le lock-out, il n'ira pas bousculer Sylvain Lefebvre dans son travail pour autant.

Un texte de Guillaume Lefrançois

C'est d'ailleurs pourquoi, chaque jour pendant le camp des Bulldogs de Hamilton, l'entraîneur-chef du Canadien parcourt les 268 km, aller-retour, qui séparent le centre d'entraînement du Tricolore, à Brossard, du complexe sportif de l'Estrie où le club-école se prépare.

« Je fais beaucoup de voyagement entre Sherbrooke et Brossard, a expliqué Therrien, mardi, à quelques minutes du premier « vrai » match intra-équipe (60 minutes) du camp des Bulldogs. Je le fais parce qu'on a de l'ouvrage au bureau, et je ne voulais rien manquer pour apprendre à connaître nos jeunes. J'en ai entendu parler tout l'été, là je les vois en action. Je n'ai pas manqué un entraînement. C'est une belle occasion de savoir quel genre de joueurs on a. »

Therrien se limitera donc à faire la connaissance des espoirs de l'organisation, sans savoir quand le jeu reprendra dans la Ligue nationale, ni quand le CH devra se tourner vers sa filiale pour du renfort. Mais au-delà de cette familiarisation, Therrien laissera Lefebvre diriger son équipe.

Pas question de faire comme Adam Oates, le pilote des Capitals de Washington, qui occupera des fonctions d'entraîneur associé à Hershey, dans la Ligue américaine.

« Lefebvre est bien entouré, a rappelé Therrien. Il a besoin d'apprendre comme entraîneur-chef. Je ne me verrais pas être à côté de lui, être dans ses culottes. Ce sont des choses qui ne se font pas. C'est son équipe, sa gang. J'ai vécu un lock-out dans la Ligue américaine, je n'aurais pas aimé avoir l'entraîneur-chef des Penguins derrière moi. »

« Avec le lock-out, plusieurs entraîneurs de la Ligue nationale sont impliqués dans la Ligue américaine, rappelle Lefebvre. Nous, on a du bon personnel malgré tout. On est sept entraîneurs sur la glace pour nos entraînements, je n'ai jamais vu ça! Plusieurs personnes se sont déplacées. Les joueurs apprécient ça, nous aussi. »

Lefebvre s'estime d'ailleurs chanceux d'avoir abouti dans la même organisation qu'un entraîneur d'expérience comme Therrien.

« Michel, j'apprends beaucoup de lui. Il veut m'aider, que je réussisse. Si on va bien, si les jeunes se développent, son équipe va aussi en sortir gagnante. »

Une heure avec Markov!

De son côté, Therrien peut seulement se contenter d'être prêt pour la saison. Les modalités de retour au jeu demeurent inconnues, mais en tant qu'entraîneur-chef recrue, il souhaite évidemment disposer du plus grand nombre de jours possible.

« N'importe quel nouveau coach, tu as un nouveau groupe qui arrive, donc plus tu as du temps, plus ça aide à implanter ta structure. Mais qu'on ait 3, 5 ou 10 jours, on va se débrouiller avec ce qu'on a. »

Entre-temps, Therrien n'a évidemment pas le droit d'être en contact avec ses joueurs. Comme il l'avait dit il y a deux semaines au tournoi de golf du CH, il a parlé à Brian Gionta avant l'arrêt de travail pour que le capitaine garde un oeil sur la forme physique de ses protégés.

Mais Therrien a aussi révélé qu'il a discuté avec Andrei Markov pendant... une heure! Le défenseur russe est visiblement plus bavard derrière les portes closes que devant les micros...

« Larry Carrière (NDLR : l'assistant-DG) m'a dit : c'est plus que moi pendant toute la saison passée! », a blagué Therrien.

À noter

  • Le match intra-équipe des Bulldogs s'est soldé par la marque de 3-2 pour les blancs. Joonas Nattinen a donné la victoire aux siens avec un but inscrit avec trois secondes à écouler à la rencontre.
  • Les fiers-à-bras Ian Schultz et Kyle Hagel en sont venus aux coups en deuxième période. Jarred Tinordi et Aaron Palushaj ont également eu quelques prises de bec.
  • Les principaux membres de la direction du CH étaient sur place. Ont été aperçus par Radio-Canada Sports : Lefebvre, Therrien, Marc Bergevin, Larry Carrière, Rick Dudley, Scott Mellanby, Trevor Timmins, Jean-Jacques Daigneault et Gerard Gallant.

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