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02/10/2012 02:18 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

Sanaa dément la participation aux combats de 5 officiers enlevés en Syrie

Le Yémen a affirmé que cinq de ses officiers, capturés en Syrie par un groupuscule islamiste les accusant de soutenir le régime, étaient des étudiants à l'académie militaire d'Alep et ne prenaient aucune part aux combats.

Dans un communiqué publié tard lundi sur son site web, le ministère de la Défense a "totalement démenti tout lien ou toute participation des officiers aux événements en cours en Syrie".

Il indique que les cinq officiers "venaient d'achever une formation de deux ans" à l'académie militaire d'Alep, principale ville du nord de la Syrie où les combats font rage entre les troupes du régime et les rebelles.

Selon le communiqué, les cinq hommes "rentraient par la route à Damas", les vols intérieurs étaient interrompus en raison des combats, afin de prendre l'avion pour Sanaa.

Le texte précise qu'ils ont été enlevés "début septembre dans la région d'Idleb (nord-ouest)" et que le ministère yéménite de la Défense "a demandé l'intervention du Comité Internationational de la Croix-Rouge" pour obtenir leur libération.

Le groupuscule islamiste Front Al-Nosra avait affirmé dimanche avoir capturé en Syrie cinq officiers yéménites venus soutenir les forces du président Bachar al-Assad contre la rébellion, dans une vidéo diffusée par des sites jihadistes.

Dans la vidéo, les cinq hommes, détenus dans le nord de la Syrie, expliquent qu'ils étaient déployés à Alep.

Dans ce qui est présenté comme une "confession", l'un d'eux déclare être "venu dans le cadre d'une action coordonnée entre les gouvernements yéménite et syrien pour réprimer la révolte syrienne".

Le Front Al-Nosra a revendiqué plusieurs attentats suicides en Syrie depuis le début de la révolte en 2011, notamment un double attentat suicide qui avait fait 55 victimes en mai à Damas.

bur-at/sw

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