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Prêt-à-porter parisien : retour en contrastes d'Hedi Slimane chez Saint Laurent

02/10/2012 01:20 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

PARIS - PARIS (Sipa) — Certains ont crié au génie, d'autres ont échangé des regards interrogateurs et tenté de comprendre en quoi l'arrivée, pourtant très attendue, d'Hedi Slimane comme directeur artistique n'écrivait pas forcément une nouvelle page de l'histoire de la saga Saint Laurent.

Il faut reconnaître que la barre était haut placée et que les attentes immenses. Dans l'absolu d'ailleurs, Slimane a balayé pour cette première collection le large spectre de 40 ans de création par Yves Saint Laurent, depuis les sahariennes tabac à lacets et franges aux longs caftans enveloppants, en passant par les robes-capes rehaussées de plumes et même un troublant combi-pantalon d'organza.

Sauf que ce qui s'apparente à une belle rétrospective du travail de M. Saint Laurent ne repaît en rien les fashionistas en mal de création, donc de nouveauté. D'autant que le "mix" de Slimane s'avère aléatoire: avec leur air de "gauchas tendance rock" mâtiné d'allure amish, les belles semblent broyer du noir, en longue blouse gipsy ou en mini perfecto.

Chapeautées de Stetsons sombres à larges bords, arborant des lavallières de satin ou de tulle noir autour du cou, ces héroïnes hybrides s'enveloppent dans d'immenses capes de mousseline de soie bleu nuit, mais aussi dans un manteau de fourrure à chevrons noir et blanc.

Ancien compagnon d'Yves Saint Laurent, disparu en juin 2008, Pierre Bergé s'est réjoui de la qualité de la collection, estimant que Slimane savait jouer "avec les codes et l'ADN maison tout en le modernisant", a-t-il dit aux journalistes. Non sans tancer à mots à peine couverts les deux directeurs artistiques précédents qu'a connu la maison, Tom Ford et Stefano Pilati, pourtant salués des années durant.

Quant à la Première dame de France, Valérie Trierweiler, assise à côté de Pierre Bergé, elle s'est enthousiasmée. "C'est vraiment parfait, c'est ce que j'aime", a-t-elle commenté, en affichant une préférence pour les larges robes gandouras colorées du final, inspirées par l'amour qu'entretenait Yves Saint Laurent avec la terre marocaine.

Pour ce grand retour d'Hedi Slimane dans la mode, un monde qu'il avait délaissé pendant quelques années pour s'adonner à la photographie, un parterre de pointures du métier était au rendez-vous. Parmi elles, l'ancienne égérie du couturier disparu, Betty Catroux, mais aussi les créateurs et couturiers Marc Jacobs (Vuitton) Alber Elbaz (Lanvin), Vivienne Westwood, Azzedine Alaïa, Diane de Furstenberg ou encore Victoire de Castellane, créatrice de Dior joaillerie.

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