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02/10/2012 04:54 EDT | Actualisé 02/12/2012 05:12 EST

«Omertà»: Luc Dionne espérait plus au box-office

Médiafilm

Avec des recettes avoisinant les trois millions de dollars au box-office, le film Omertà demeure à ce jour l'un des longs-métrages québécois les plus lucratifs de l'année 2012, mais aurait pu connaître de meilleurs résultats, aux dires du scénariste et réalisateur Luc Dionne.

Croisé lors du lancement de l'autobiographie de Paolo Noël, J'ai mordu dans la vie et la vie m'a mordu, celui à qui on doit les trois séries et le long-métrage axés autour du monde de la mafia n'a pas caché sa déception de n'avoir pu rejoindre plus de cinéphiles.

«J'aurais aimé en avoir plus, a honnêtement avoué le cinéaste. On veut toujours en avoir plus. Mais, avec l'été qu'on a connu... Il a fait tellement beau ! Ç'a fait mal à tout le cinéma en Amérique du Nord. Mais on est quand même le film numéro un au Canada. On ne peut donc pas se plaindre.»

Quant à savoir si Omertà connaîtra une suite au grand écran, Luc Dionne est toujours dans l'impossibilité de fournir une réponse, pour l'instant.

«On réfléchit à ça, a-t-il simplement laissé tomber. On ne dit pas non. On y pense!»

À la défense de Fabienne

En ce moment, Luc Dionne fait partie du panel de réalisateurs qui se relaient derrière la caméra de 30 vies, la quotidienne de Fabienne Larouche, à Radio-Canada. En août dernier, plusieurs ex-collaborateurs de l'auteure et productrice ont critiqué haut et fort les méthodes de travail de cette dernière, les qualifiant d'irréalistes. La directrice artistique Louise-Marie Beauchamp, entre autres, a affirmé avoir quitté l'équipe de Trauma en raison du rythme de production soutenu, qui générait selon elle des tensions sur le plateau de tournage.

Or, questionné à son tour à ce sujet, Luc Dionne s'est dit totalement en désaccord avec ces allégations, lui qui adore la cadence imposée par une émission quotidienne.

«Moi, j'y suis, sur les plateaux de Fabienne, a insisté le créateur. Bien sûr qu'on travaille, mais c'est pour ça qu'on nous paie. Pas pour rester assis! Moi, je trouve l'équipe de 30 vies extraordinaire. On s'amuse, on a du plaisir. On a un rythme de travail accéléré, mais c'est différent du cinéma, où on est toujours en train d'attendre après plein de détails. Là, au moins, on tourne, on avance.»

«L'espèce de pression, de stress que certains ont décrit, ça ne correspond pas à la réalité. Moi, si je n'avais pas de plaisir, je ne le ferais pas. Je trouve qu'il y a quelque chose d'extraordinaire à travailler dans l'urgence, comme ça. C'est un bon exercice», a conclu celui qui dit avoir «plusieurs projets sur la table» par les temps qui courent.