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02/10/2012 02:24 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

Les sanctions agissent sur l'Iran, mais son programme nucléaire continue (ministre israélien)

Les sanctions internationales exercées sur l'Iran agissent, mais n'ont pas détourné Téhéran de son programme nucléaire, a estimé mardi le numéro deux du gouvernement israélien, Moshé Yaalon, en insistant sur la nécessité selon lui de "se réserver l'option militaire".

"Les sanctions et pressions exercées depuis environ deux ans contre l'Iran sont effectives, mais ses centrifugeuses continuent de tourner", a déclaré à la radio publique M. Yaalon, qui exerce les fonctions de ministre des Affaires stratégiques.

"Il y a l'horloge des sanctions, et celle du programme nucléaire iranien qui se rapproche de plus en plus de la ligne rouge" au-delà de laquelle Téhéran pourra produire l'arme atomique, a-t-il ajouté.

"Nous pensons qu'il faut exercer des sanctions aggravées, économiques, politiques ou autres contre l'Iran, et se réserver l'option militaire. Mais le fait est que la diplomatie ne fonctionne pas, et que les sanctions n'ont pas l'effet escompté puisque l'Iran poursuit son programme nucléaire", a-t-il insisté.

M. Yaalon a tenu ces propos alors que la porte-parole du département américain d'Etat, Victoria Nuland, a estimé lundi que la chute historique de la monnaie iranienne montrait le "succès" des sanctions internationales imposées à l'Iran pour son programme nucléaire controversé.

Israël et les pays occidentaux s'inquiètent de ce programme, redoutant, malgré les démentis de Téhéran, qu'il ne dissimule un volet militaire, ce qu'Israël considère comme une menace pour sa propre existence.

L'Etat hébreu n'a pour sa part jamais reconnu posséder des armes atomiques, mais les experts estiment qu'il détient au moins 200 ogives nucléaires.

Ces dernières semaines, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réclamé avec insistance à la Maison Blanche d'imposer à Téhéran "des lignes rouges claires" à ne pas dépasser dans son programme nucléaire, menaçant de frapper préventivement les installations atomiques iraniennes.

Il se heurte toutefois au refus de l'administration de Barack Obama qui --comme le reste de la communauté internationale-- privilégie à ce stade un durcissement des sanctions contre l'Iran.

ChW/phs

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