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02/10/2012 05:05 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

Graffiti en hébreu insultant Jésus sur un monastère à Jérusalem (Eglise)

Un graffiti en hébreu insultant Jésus a été inscrit mardi sur la porte d'entrée d'un monastère franciscain du Mont Sion à Jérusalem, a indiqué la Custodie de Terre sainte sur son site, un mode opératoire rappelant de précédents incidents attribués à des extrémistes juifs.

Les inscriptions "Jésus, fils de p..." et "Le prix à payer" ont été taguées à la peinture bleue sur la grille d'entrée du couvent Saint-François, près du Cénacle, haut lieu du christianisme dans la Ville sainte, où selon les Evangiles a eu lieu le dernier repas du Christ avec ses disciples.

La police a confirmé l'incident.

"Une église sur le Mont Sion a été visée, avec des graffitis antichrétien et +Le prix à payer+. Nous avons ouvert une enquête. C'est arrivé pendant les premières heures de la matinée", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld.

Le graffiti avait été effacé en milieu de matinée, a constaté un photographe de l'AFP.

En septembre, des extrémistes israéliens religieux présumés avaient incendié une porte du monastère catholique de Latroun en Israël et inscrit des graffitis antichrétiens sur les murs, provoquant des protestations générales.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait alors dénoncé "un acte répugnant dont les auteurs doivent être sévèrement punis", en assurant que "les libertés de religion et de culte sont des valeurs fondamentales en Israël".

Dans une déclaration, les évêques catholiques de Terre sainte avaient exhorté les autorités israéliennes à "agir pour mettre fin à cette violence absurde et d'assurer un +enseignement du respect+ dans les écoles (israéliennes)".

Malgré les condamnations systématiques de tels actes par les autorités israéliennes, leurs auteurs sont rarement appréhendés et traduits en justice.

Des ultras de la colonisation israélienne mènent depuis des années une politique dite du "prix à payer", consistant à se venger sur des villageois palestiniens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, des décisions gouvernementales qu'ils jugent hostiles à leurs intérêts.

Le 20 février, des graffitis avaient été découverts sur les murs d'une église baptiste à Jérusalem-Ouest. Treize jours auparavant, des inconnus avaient inscrit "Mort aux chrétiens" et "Le prix à payer" sur un mur d'enceinte du monastère de la Croix à Jérusalem-Ouest, la partie juive de la Ville sainte.

agr/sst/sw

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