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02/10/2012 05:46 EDT | Actualisé 02/12/2012 05:12 EST

Clinton promet de faire la lumière sur la sécurité du consulat de Benghazi

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton s'est engagée mardi à faire la lumière sur les conditions de sécurité autour du consulat de Benghazi avant l'attaque du 11 septembre, en réponse à des élus républicains qui ont jugé insuffisante la protection de la mission consulaire.

Dans un courrier rendu public mardi, l'élu républicain de Californie, Darell Issa, a affirmé que de "nombreux responsables du gouvernement fédéral (lui) avaient confirmé que la représentation diplomatique américaine en Libye avait plusieurs fois réclamé un renforcement de la sécurité à Benghazi, avant l'attaque du 11 septembre".

"Mais Washington n'a pas accédé à cette demande de moyens supplémentaires", a déploré ce représentant, qui a convoqué une audition à la Chambre pour le 10 octobre.

Mme Clinton a répondu dès mardi, dans un courrier que le département d'Etat a diffusé à la presse, pour assurer au Congrès que son administration "collaborerait" avec lui.

"Nous voulons tous les deux le même résultat: un inventaire complet et précis de ce qui s'est passé et le moyen d'éviter que cela ne se reproduise", a écrit la secrétaire d'Etat.

Mme Clinton a mis sur pied il y a une dizaine de jours une commission gouvernementale qui doit passer en revue les mesures de sécurité en vigueur dans le poste diplomatique de Benghazi au moment des faits et les renseignements sur l'état de la menace terroriste.

Cette commission "commence son travail cette semaine et est chargée de déterminer si nos procédures et nos systèmes de sécurité étaient adéquats et correctement appliqués et quelles sont les leçons à en tirer pour notre travail dans le monde", a expliqué la chef de la diplomatie américain.

Les Etats-Unis, plus particulièrement le département d'Etat, sont sous le choc depuis l'attaque contre leur consulat à Benghazi, le jour du 11e anniversaire du 11-Septembre, qui a coûté la vie à l'ambassadeur Christopher Stevens et à trois autres agents américains.

Et depuis la semaine dernière, l'administration démocrate est brocardée par l'opposition républicaine pour avoir constamment changé de versions sur cette attaque, d'abord qualifiée de "spontanée" avant d'admettre qu'il s'agissait d'un "acte terroriste" impliquant Al-Qaïda.

A cinq semaines de la présidentielle, le camp du candidat républicain Mitt Romney accuse celui du président Barack Obama de "chercher à tromper les Américains" en masquant des failles en matière de sécurité et de renseignement à Benghazi.

Le FBI a ouvert une enquête, parallèlement à celle des autorités libyennes, lesquelles ont annoncé mardi l'arrivée à Tripoli de ces policiers fédéraux américains. Le département d'Etat a confirmé que le FBI était bien en Libye, sans plus de précisions.

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