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01/10/2012 10:02 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

Les grands moments des débats télévisés entre candidats à la Maison Blanche

Les débats télévisés opposant les candidats à la Maison Blanche sont devenus des épisodes essentiels des campagnes présidentielles américaines.

Voici un rappel des grands moments de ces débats, inaugurés en 1960.

- Le débat John Kennedy-Richard Nixon (1960). Devant plus de 66 millions de téléspectateurs, le républicain Nixon apparaît pâle et mal rasé tandis que Kennedy, bronzé, est détendu et bien maquillé. Quand il prend la parole, le jeune démocrate regarde systématiquement la caméra, contrairement à Nixon qui fixe le modérateur.

- Le débat Jimmy Carter-Gerald Ford le 23 septembre 1976. Dès le début, un incident technique coupe le son. Les deux candidats n'osent pas bouger du plateau et pendant près de 30 minutes ils resteront aussi immobiles que des mannequins. Lors du second débat, le 6 octobre, le président Ford commet une gaffe irréparable en affirmant: "Il n'y a pas de domination soviétique en Europe orientale".

- Le débat Jimmy Carter-Ronald Reagan le 28 octobre 1980. L'ex-acteur Ronald Reagan révèle son talent de grand communicant. Il pose une question qui fera mouche et sera reprise en 2012 par Mitt Romney: "Etes-vous dans une meilleure situation qu'il y a quatre ans?"

- Le débat Ronald Reagan-Walter Mondale le 21 octobre 1984. Le président Reagan a 73 ans mais fait de cet handicap un atout. "Je ne vais pas transformer l'âge en sujet de campagne. Je ne vais pas exploiter, pour des raisons politiques, la jeunesse et l'inexpérience de mon adversaire", dit-il.

- Le débat George Bush-Michael Dukakis le 13 octobre 1988. Le candidat démocrate manque l'occasion de faire preuve d'émotion. "Si votre femme Kitty était violée et assassinée, seriez-vous favorable à la peine de mort pour l'assassin ?", lui demande un journaliste. "Non", répond froidement M. Dukakis avant d'enchaîner sur des statistiques sur la criminalité.

- Les débat Bill Clinton-George Bush-Ross Perot en 1992. Pour la première fois, trois candidats partagent la tribune et l'indépendant Ross Perot rafle la mise. Par son ton direct, Ross Perot tranche avec le style pompeux du président. "Expérience? rétorque-t-il à M. Bush qui l'avait interpellé à ce sujet. Oui, j'admets ne pas avoir l'expérience qu'il faut pour endetter le pays de plus de quatre milliards de dollars. Par contre, s'il s'agit de faire quelque chose au lieu de toujours ne faire qu'en parler, alors, cette expérience-là, moi je l'ai".

Le troisième débat du 19 octobre 1992 reste le plus regardé de l'histoire, avec 97 millions de téléspectateurs.

- Le débat Al Gore-George W. Bush le 3 octobre 2000. Le vice-président Al Gore exaspère les téléspectateurs par une attitude de premier de la classe, faisant étalage de sa science et soupirant bruyamment pendant des réponses du républicain. "Si nous sommes un pays arrogant, nous serons perçus comme tels, alors que si nous nous montrons humbles, nous serons respectés", affirme M. Bush. "Cela m'ennuie de sur-engager nos soldats à travers le monde (...) Je veux en faire une utilisation judicieuse", ajoute-t-il.

- Les débats John Kerry-George W. Bush les 30 septembre, 8 et 13 octobre 2004. Les échanges sont souvent intenses, en pleine guerre d'Irak. "Le président n'a pas trouvé d'armes de destruction massive en Irak. Par conséquent il a transformé sa campagne en une arme de tromperie massive", affirme John Kerry, qui marque des points en politique étrangère sans toutefois prendre l'avantage dans les sondages.

- Les débats John McCain-Barack Obama les 26 septembre, 7 octobre et 15 octobre 2008, sont marqués par la crise financière et économique, quelques semaines seulement après la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers. "M. le sénateur Obama, je ne suis pas le président Bush. Si vous vouliez être candidat face au président Bush, il fallait vous présenter il y a quatre ans", lance John McCain, au troisième débat.

Lors du deuxième débat, à propos d'une loi favorable aux compagnies pétrolières, John McCain explique aux téléspectateurs : "Vous savez qui a voté pour ? Vous n'auriez jamais deviné. Celui-là", en désignant du pouce et sans le citer Barack Obama, qui est crédité pour son calme et son assurance.

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