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01/10/2012 09:25 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

Les avocats des accusés de l'assassinat de Rafic Hariri nient la légitimité du Tribunal spécial pour le Liban

GEMEENTE LEIDSCHENDAM-VOORBURG, Netherlands - LEIDSCHENDAM, Pays-Bas (Sipa) — Les avocats de quatre membres du Hezbollah accusés d'avoir participé à l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri ont déclaré lors d'une audience lundi qu'ils considéraient que le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) avait été créé illégalement et qu'il n'avait pas le droit de les juger.

Me Antoine Korkmaz a déclaré que les Nations unies avaient outrepassé leurs droits en créant ce tribunal en 2006. Selon lui, le Conseil de sécurité de l'ONU ne peut mettre en place un tel tribunal qu'en cas de menace contre la paix internationale. Le Conseil a "détourné de façon flagrante les pouvoirs qui lui sont conférés par la charte" des Nations unies, a déclaré Me Korkmaz, ajoutant: "Il n'y avait aucune menace contre la paix internationale justifiant la création du TSL."

Ces arguments représentent vraisemblablement pour leurs avocats la dernière chance d'annuler le procès par contumace de ces quatre membres du mouvement chiite libanais, inculpés dans le cadre de l'enquête sur l'attentat au camion piégé du 14 février 2005 qui avait coûté la vie à Rafic Hariri et 22 autres personnes à Beyrouth.

Ils doivent être jugés par le TSL à Leidschendam, aux Pays-Bas, à partir du 25 mars.

Le Hezbollah a toujours nié toute implication dans cette attaque et refuse d'extrader les suspects.

cf/AP-v0316

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