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01/10/2012 12:59 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

Gel salarial en Ontario : le PC laisse tomber les libéraux

Le chef conservateur ontarien Tim Hudak dit que le gel de salaire provincial mis de l'avant par les libéraux « manque de mordant » et que ses députés ne voteront pas en faveur du projet de loi du gouvernement minoritaire dans sa forme actuelle.

Le projet de loi gèlerait durant deux ans le salaire de 481 000 employés des secteurs public et parapublic, des fonctionnaires aux infirmières.

M. Hudak souligne, toutefois, que le projet de loi n'impose pas un gel salarial immédiat pour tous, étant donné que la mesure entrerait en vigueur uniquement lors du renouvellement des conventions collectives. Par ailleurs, le chef du PC proteste contre le fait que le gel ne s'appliquerait pas aux pompiers et aux policiers, des employés municipaux.

Le chef conservateur affirme que, s'il était au pouvoir, il rouvrirait les conventions collectives existantes pour geler immédiatement le salaire de tous les employés, en plus d'éliminer les bonus que reçoivent la très grande majorité des cadres.

Amendements?

Le NPD a déjà fait savoir qu'il n'appuierait pas le gel salarial des libéraux, affirmant que le projet de loi serait contesté par les syndicats devant les tribunaux et qu'il serait défait en cour, ce qui coûterait « plus cher » à la province en frais juridiques que les économies attendues.

Le gouvernement minoritaire libéral dépend donc de l'appui d'au moins deux députés conservateurs pour que le projet de loi soit adopté. Le chef conservateur affirme, toutefois, que le gouvernement devra élargir la portée du gel salarial et le renforcer avant que ses membres votent en faveur.

À la suite d'amendements, les conservateurs avaient appuyé le mois dernier la loi spéciale des libéraux qui a gelé le salaire des enseignants, en plus de suspendre leur droit de grève durant deux ans.

Élections?

De son côté, la chef néo-démocrate, Andrea Horwath, laisse entendre que le gouvernement libéral ne fonctionne plus, moins d'un an après les dernières élections générales.

Alors que la cote de popularité des libéraux est en chute libre, le NPD semble avoir le vent dans les voiles. Les néo-démocrates ont fait le gain d'un siège lors d'élections partielles le mois dernier.

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