NOUVELLES
01/10/2012 03:19 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

Europe: pour la Fed, la BCE donne aux gouvernements une marge pour agir

Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, a estimé lundi que l'action de la Banque centrale européenne (BCE) permettait de "gagner du temps" contre la crise en Europe, et que les Etats de la zone euro devaient en profiter pour agir.

"La BCE a fait des choses très constructives (...) pour tenter de maintenir le calme sur les marchés pendant un certain temps au moins", a déclaré M. Bernanke, "mais fondamentalement ces actions, aussi utiles soient-elles, ne résoudront pas les problèmes (de l'Europe) et permettront simplement de gagner du temps".

M. Bernanke, qui répondait à des questions à l'issue d'un discours à Indianapolis, dans l'Indiana (centre), a notamment fait référence au nouveau programme de rachats de dette d'Etats annoncé en septembre par son homologue européen, Mario Draghi.

"Pendant que la BCE (leur) donne du temps, il est très important que les gouvernements européens agissent ensemble pour assurer les changements structurels nécessaires" pour permettre à la zone euro de sortir de la crise, a ajouté le président de la banque centrale américaine, dont les propos étaient retransmis en direct sur la chaîne financière CNBC.

"Nous avons plutôt confiance dans la capacité des Européens à se montrer à la hauteur de ce défi", a ajouté M. Bernanke, saluant comme une bonne chose le fait que les membres de l'Union européenne ont déjà engagé des "réformes structurelles" destinées à "améliorer leur coopération et leur coordination en matière de politique budgétaire" et à soumettre les banques à un régime de surveillance européen unique.

Néanmoins, a-t-il ajouté, "nous surveillons très attentivement la situation en Europe", qui a été "source de problèmes pour l'économie américaine".

"Nous avons vu des vents contraires provoqués par le ralentissement du commerce extérieur avec l'Europe et le ralentissement de l'économie là-bas, et les tensions financières liées à l'Europe ont aussi affecté nos marchés (financiers) et notre économie", a affirmé M. Bernanke avant de reconnaître que les Américains avaient "tout intérêt à voir l'Europe résoudre ses problèmes".

mj/sl/mdm

PLUS:afp