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01/10/2012 05:18 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

Egypte: Washington veut débloquer 450 millions USD d'aide gelés au Congrès

La diplomatie américaine a indiqué lundi qu'elle coopérerait avec le Congrès pour débloquer 450 millions de dollars d'aide économique à l'Egypte qu'un élu républicain a réussi vendredi à geler.

"Nous allons évidemment devoir travailler avec le Congrès dans les prochains jours et les prochaines semaines pour expliquer pourquoi nous pensons que cet argent est essentiel, au moment où le déficit budgétaire de l'Egypte atteint près de 12 milliards" de dollars, a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

Vendredi, une élue républicaine du Congrès, Kay Granger, a suspendu 450 millions de dollars destinés à l'Egypte, conformément à ses prérogatives constitutionnelles, en soulignant que cette aide "arrive à un moment où les relations américano-égyptiennes n'ont jamais été scrutées d'aussi près et de manière tout à fait justifiée".

Ces 450 millions font partie d'un allègement d'un milliard de dollars de la dette de l'Egypte vis-à-vis des Etats-Unis et sur lequel Washington et Le Caire négocient depuis des mois, a expliqué Mme Nuland.

Les deux gouvernements avaient déjà démenti il y a dix jours un article du Washington Post affirmant que ces discussions avaient été suspendues en raison des violences antiaméricaines au Caire en septembre.

En crise économique, l'Egypte a demandé fin août un prêt de 4,8 milliards de dollars au Fonds monétaire international (FMI) et négocie avec Washington cet allègement de sa dette, une promesse du président Barack Obama de mai 2011.

Dix-huit mois après la chute du régime autoritaire et pro-occidental de Hosni Moubarak, l'Egypte reste le deuxième récipiendaire de l'aide extérieure américaine --derrière Israël-- avec 1,5 milliard de dollars par an, surtout pour l'armée.

Reste que pour des experts, les récentes manifestations contre les Etats-Unis risquent de compliquer les relations entre Washington et l'Egypte du président islamiste Mohamed Morsi.

Interrogé sur ce sujet il y a 15 jours, le président Obama avait surpris en jugeant que les Egyptiens n'étaient "ni des alliés, ni des ennemis", avant que son administration ne corrige le tir. "Nous pensons évidemment que soutenir la trajectoire démocratique de l'Egypte est dans l'intérêt des Etats-Unis", a insisté Mme Nuland.

nr/jca

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