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01/10/2012 03:22 EDT | Actualisé 30/11/2012 05:12 EST

Coronavirus: pas de risque pour les pèlerins à La Mecque (ministre saoudien)

Le ministre saoudien de la Santé Abdallah al-Rabia a assuré que le nouveau virus de la famille des coronavirus, qui a tué un Saoudien, "reste limité" et sans effet sur la santé des fidèles en pèlerinage à La Mecque, dans des déclarations publiées lundi par la presse.

"La propagation du coronavirus, dont deux cas ont été enregistrés récemment, reste limitée", a déclaré M. Rabia, cité par le quotidien Al-Hayat, affirmant que les dizaines de milliers de fidèles, déjà arrivés dans le royaume pour y effectuer le pèlerinage annuel de La Mecque, étaient "en bonne santé".

Les deux cas pour lesquels ce nouveau virus qui n'est pas le SRAS a été identifié ont en commun d'être originaires de la même région géographique, l'un du Qatar, l'autre d'Arabie Saoudite. Mais le patient qatari s'était rendu en Arabie Saoudite avant de tomber malade. Les deux cas sont survenus à trois mois d'intervalle, en juin et septembre, et le premier patient, un Saoudien, est décédé. 

Le second se trouvait dans un état critique dans un hôpital de Londres.

Fin septembre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait affirmé que le nouveau virus était très peu contagieux.

"Ce virus n'a encore ni vaccin, ni traitement médical", a rappelé le ministre saoudien de la Santé.

Il a ajouté que son département avait mis en place des "mesures préventives" à l'arrivée des pèlerins de l'étranger et pris "des dispositions pratiques et scientifiques pour faire face à l'apparition d'une quelconque épidémie".

Les pèlerins ont commencé à arriver pour ce rituel à La Mecque qui rassemble des centaines de milliers de personnes venant du monde entier et représente un important vecteur de propagation d'épidémies.

Quelque deux millions de fidèles sont attendus cette année pour le pèlerinage annuel qui va culminer fin octobre.

Les coronavirus font partie d'une large famille qui inclut des virus responsables de simples refroidissements, mais aussi le "SRAS" (syndrome respiratoire aigu sévère), qui a provoqué une épidémie de "pneumonie atypique" ayant provoqué la mort de 800 personnes dans le monde en 2003.

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