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30/09/2012 11:47 EDT | Actualisé 30/11/2012 05:12 EST

La Turquie et l'Egypte dénoncent le régime "cruel" de Bachar el-Assad

ANKARA, Turquie - L'Egypte et la Turquie ont dénoncé dimanche le régime "cruel" de Bachar el-Assad en Syrie, à l'occasion de la visite à Ankara du nouveau président égyptien Mohammed Morsi, venu renforcer les liens entre les deux pays.

Mohammed Morsi a prononcé un discours lors d'un congrès du parti de la Justice et du développement (AKP) célébrant dix ans de pouvoir de la formation du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, issue de la mouvance islamiste.

"Notre but commun est de soutenir d'autres peuples qui se soulèvent contre leurs administrations ou régimes, de soutenir la Palestine et les Syriens dans leurs efforts", a lancé Mohammed Morsi, membre des Frères musulmans élu en juin à la présidence de l'Egypte.

"Les événements en Syrie sont la tragédie du siècle", a-t-il ajouté. "Nous serons du côté du peuple syrien jusqu'à ce que le bain de sang cesse, que le régime cruel parte que le peuple syrien obtienne ses justes droits".

De son côté, Recep Tayyip Erdogan a promis que la Turquie, qui a accueilli quelque 88 000 réfugiés syriens ainsi que des groupes de l'opposition syrienne, continuerait de soutenir les Syriens qui veulent la fin du régime du président Bachar el-Assad.

Le chef du gouvernement turc a appelé la Russie, la Chine et l'Iran à cesser de soutenir le régime de Damas. "Nous en appelons à la Russie, la Chine, ainsi qu'à l'Iran: s'il vous plaît, révisez votre position", a-t-il demandé. "L'histoire ne pardonnera pas à ceux qui se tiennent aux côtés de régimes cruels".

En présence de Khaled Mechaâl, dirigeant du mouvement islamiste palestinien Hamas, le Premier ministre a assuré que la Turquie était déterminée à dénoncer ce qu'il a appelé le "terrorisme d'Etat" mené par Israël dans la région. "Avec Morsi au pouvoir, nos frères palestiniens de Gaza et dans toutes les autres villes palestiniennes peuvent respirer librement", s'est-il félicité.

M. Erdogan a ajouté que la Turquie ne se réconcilierait pas avec son ancien allié israélien tant que l'Etat hébreu n'aurait pas levé son blocus de la Bande de Gaza et présenté des excuses pour l'assaut de 2010 contre une flottille pro-palestinienne dans laquelle neuf militants pour la plupart de nationalité turque avaient été tués.

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