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30/09/2012 06:55 EDT | Actualisé 30/11/2012 05:12 EST

Au moins 19 morts dans une série d'attentats en Irak (responsables)

Au moins 19 personnes ont été tuées et 65 autres blessées dans une série d'attentats perpétrés dimanche en Irak, a-t-on appris de sources médicales et sécuritaires.

L'attaque la plus meurtrière s'est produite à Taji, à 25 km au nord de Bagdad, où quatre attentats à la voiture piégée ont fait au moins 6 morts. Les quatre explosions se sont toutes produites dans un même quartier à majorité chiite.

Dans la capitale irakienne, un policier a été abattu par des hommes armés et lorsqu'une patrouille est arrivée sur place, une voiture piégée a explosé, tuant un civil.

Dans le centre-ville de Bagdad, un kamikaze au volant d'une voiture piégée s'est fait exploser sur une artère commerçante du quartier de Karrada, selon un officier de police interrogé par un journaliste de l'AFP sur le lieu de l'attentat. Deux personnes, dont un officier de police, ont été tuées.

Moins d'une heure après la détonation, des débris de véhicules jonchaient la chaussée sur plusieurs dizaines de mètres, des vitrines de magasins étaient en morceaux, selon le journaliste qui a également vu les restes du kamikaze.

"Nous étions en train de travailler lorsque nous avons entendu une forte explosion. L'air a changé de texture et tout a explosé", a raconté à l'AFP Firas Daoud, un riverain.

Une seconde explosion provenant de la même direction s'est faite entendre un peu plus tard.

Au sud de Bagdad, à Kout, deux voitures piégées ont tué quatre officiers de police, et à al-Madaïn, à 25 km au sud de la capitale, un attentat similaire contre un car de pèlerins iraniens a fait deux morts.

Dans la région instable de Baqouba, à 60 km au nord de Bagdad, deux voitures piégées ont tué deux policiers, et à Khan Beni Saad, au moins une personne a péri dans un attentat similaire.

Au moins 65 personnes ont été blessées dans cette série d'attaques.

Les violences restent très fréquentes en Irak, plongé depuis plusieurs mois dans une grave crise politique doublée de fortes tensions confessionnelles.

Cette nouvelle vague d'attentats n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, mais en juillet, l'Etat islamique d'Irak (ISI), branche d'Al-Qaïda dans le pays, avait annoncé le début d'une "campagne militaire" et son intention de libérer ses membres emprisonnés.

Jeudi soir, des insurgés ont attaqué une prison de Tikrit, à 160 km au nord de Bagdad, de laquelle une centaine de détenus sont parvenus à s'évader. D'après le ministère de l'Intérieur, "47 d'entre eux appartiennent à l'organisation terroriste nommée +Etat islamique d'Irak+".

Vendredi soir, au moins 23 fugitifs avaient été arrêtés, selon le ministère.

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