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29/09/2012 02:44 EDT | Actualisé 28/11/2012 05:12 EST

Toronto, galerie d'art géante

Des milliers de personnes ont envahi les rues du centre-ville de Toronto samedi soir et beaucoup resteront jusqu'aux premières lueurs du jour dimanche pour Nuit blanche Toronto. Le festival d'art contemporain présente 150 projets et installations au grand public.

Éric Talbot et Marissa Clémence n'en sont pas à leur première Nuit blanche. Ils avaient ainsi parcouru les rues de la ville il y a deux ans déjà. « On dirait qu'il y a beaucoup plus de monde et ont dirait qu'il y a des affaires encore plus grosses », affirme Marrissa Clémence.

Sans programme précis, ils ont simplement décidé de suivre les rues principales du festival. C'est aussi pour eux, l'occasion de découvrir certains édifices de Toronto. « Là, on va à l'hôtel de ville parce qu'il y en a beaucoup, mais moi je n'y serai jamais allée autrement. »

Parfois de longues attentes

Tannishcha Pramanick et ses amis se rendent là où il y a du monde quitte à devoir attendre leur tour. Ils ont patienté plus d'une demi-heure avant de rentrer dans le Museum for the end of the world dans les sous-terrains de l'hôtel de ville. « Si vous voyez beaucoup de monde y aller, c'est que ça doit être intéressant. Je ne sais pas ce qui se passe à l'intérieur. Nous espérons que ce sera bien », dit-elle.

Une fête

Griffin Cole se promène lui aussi avec ses amis et ils ont décidé d'en profiter pour faire la fête. « Il y a du monde, et c'est Toronto. C'est très beau quand il n'y a pas de voitures partout », dit-il.

L'art dans la rue

Un artiste, Thom Sokoloski recueille les impressions des visiteurs sur son travail. « Il faut que je sache ce qui se passe dans leur tête quand ils passent dans Fun House. C'est très important parce que c'est une expérience pour les gens », explique-t-il.

Yves Caizergues a présenté ses envahisseurs écolos pour le plus grand bonheur des nostalgiques des jeux d'arcade des années 1980.

Pour lui, Nuit blanche c'est « mettre l'art dans la rue. Ce n'est pas forcément des installations toutes très accessibles. De la part de Nuit blanche je trouve que c'est un pari risqué de présenter de l'art un peu plus pointu dans la rue, à tout le monde et c'est une bonne chose, je pense », dit-il.

L'événement est gratuit et présente des installations et des projets artistiques interactifs dans les rues de trois secteurs de la ville.

Transport en commun

Pour l'occasion, la Commission des transports de Toronto (CTT) accroit son service d'autobus sur certaines lignes et le métro fonctionnera toute la nuit sur les lignes Bloor-Danforth (entre Keele et Woodbine) et Yonge-University-Spadina (entre St Clair Ouest et Eglinton). Le service du métro sera interrompu entre 7 h 30 et 9 h dimanche.

Histoire

Nuit blanche a été créé à Paris en 2002, afin de permettre au grand public d'avoir accès à l'art contemporain.

En 2005, les organisateurs français ont contacté la Ville de Toronto en lui proposant de participer à l'événement.

Toronto a été la première ville nord-américaine à se lancer dans l'aventure en 2006. Environ 425 000 personnes ont assisté au festival.

L'an dernier, Nuit Blanche a attiré un million de visiteurs.

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