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29/09/2012 08:07 EDT | Actualisé 29/11/2012 05:12 EST

L'Iran condamne le retrait d'un groupe de la liste terroriste des États-Unis

PARIS - L'Iran a condamné samedi l'administration américaine pour avoir retiré un groupe militant iranien anciennement allié avec Saddam Hussein de la liste des organisations terroristes. Selon la République islamiste, cette décision démontre les «normes hypocrites» de Washington.

Les Moujahidine-e-Khalq (MEK), qui ont amorcé leur existence en tant que mouvement de guérilla contre le Shah Mohammed Reza Pahlavi, ont aidé à renverser le monarque iranien en 1979, puis sont rapidement tombés en disgrâce auprès du premier leader de la République islamique, l'ayatollah Khomenini. Dans les années 1980, les membres de ce groupe ont combattu du côté des forces de Saddam Hussein dans la guerre contre l'Iran, mais ont déposé les armes après l'invasion américaine de l'Irak, en 2003.

Le département d'État américain a retiré le groupe de sa liste d'organisations terroristes, vendredi, ce qui signifie que tous les biens détenus par celui-ci aux États-Unis sont dégelés et que les Américains peuvent réaliser des transactions commerciales avec les anciens militants. Samedi, dans leur quartier général de Paris, les membres des MEK se sont réunis pour célébrer.

La responsable de la branche parisienne du groupe, Maryam Rajavi, a par ailleurs appelé la communauté internationale à respecter la volonté de changement de régime en Iran.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué par voie de communiqué que ce retrait des MEK de la liste était une violation des obligations juridiques et internationales des États-Unis qui pourrait menacer les intérêts américains.

Selon la télévision d'État, les États-Unis effectuent une distinction entre les «bons» et les «mauvais» terroristes, et Washington et Israël utilisent le groupe pour espionner le programme nucléaire iranien.

Les États-Unis et leurs alliés accusent l'Iran d'utiliser son programme nucléaire civil comme couverture pour le développement d'armes nucléaires. L'Iran a nié les allégations, et affirme plutôt que ledit programme est pacifique et vise la production d'énergie et la recherche scientifique.

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