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29/09/2012 11:08 EDT | Actualisé 29/11/2012 05:12 EST

Le transfert d'un détenu de Guantanamo met fin à un "épisode hideux" (ONG)

Le retour au Canada du dernier détenu occidental de Guantanamo, Omar Khadr, "met un terme à l'un des épisodes les plus hideux de l'histoire" du centre de détention américain situé à Cuba, a estimé samedi le Centre sur les Droits constitutionnels (CCR).

Amnesty International a salué pour sa part un "progrès".

"Khadr n'aurait jamais du être emprisonné à Guantanamo. Il avait 15 ans quand il a été arrêté et la détention qui a suivi et son procès pour de prétendus crimes de guerre étaient illégaux, comme les tortures qu'il a subies", ajoute le communiqué du CCR, organisation de défense des droits de l'homme.

Omar Khadr était détenu depuis 2002 par les Etats-Unis après son arrestation en Afghanistan.

Le Canada "ne doit pas prolonger les mauvais traitements subis (...) et doit le relâcher immédiatement avant de lui fournir de l'aide et de l'éducation", ajoute le CCR.

Le Canada "devrait aussi accepter de recevoir d'autres détenus de Guantanamo qui ne peuvent rentrer chez eux en toute sécurité", poursuit le CCR, citant le cas de Djamel Ameziane, citoyen algérien qui a vécu au Canada.

Le président américain Barack Obama "doit fermer Guantanamo. Transférer Khadr est important mais il peut faire plus. Il peut commencer à relâcher les 86 détenus restants" dont les autorités américaines ont accepté le principe d'un transfert, ajoute l'organisation>.

Pour sa part, Amnesty International USA a salué dans un autre communiqué le "progrès" que représente ce transfert, même si ce pas est "petit et tardif".

Khadr a "grandi à Guantanamo et doit affronter la prison au Canada", ajoute Amnesty. Le Canada "peut redresser les torts" qui lui ont été causés, "il devrait y avoir une enquête complète et impartiale sur les tortures qu'aurait subies Khadr et des recours contre les violations des droits de l'homme endurées", estime l'ONG.

"L'histoire terrible de Khadr montre pourquoi Guantanamo doit fermer pas demain mais aujourd'hui. Le président Obama doit respecter sa promesse de clore ce chapitre et assurer que tous les détenus soient, soit inculpés et jugés avec justice, soit libérés. C'est le seul moyen que justice soit rendue", ajoute Amnesty.

ff/are

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